
Cycles supérieurs
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La majorité des étudiants universitaires finançait ses études grâce à un emploi à l'extérieur de l'université en 2006.
C'est ce que révèle une étude intitulée Les sources et modes de financement des étudiants aux cycles supérieurs - 2007.
L'étude, menée par le Conseil national des cycles supérieurs de la Fédération étudiante universitaire du Québec (CNCS - FÉUQ), établit nombre de constats sur la situation financière de ces étudiants. Le premier, c'est qu'ils sont pauvres.
Selon les données, les revenus bruts de plus de la moitié des étudiants se situaient sous le seuil de faible revenu établi par Statistique Canada. Ce seuil se situe autour de 20 000 $. Qui plus est, 24,4 % d'entre eux gagnaient moins de 11 000 $ par année. « Pour ceux-là, c'est catastrophique [...] Ce sont des revenus ridicules et faméliques », a dit le président du CNCS - FÉUQ, Frédéric Lalande, au moment de dévoiler l'étude. Il s'agit presque exactement de la même proportion qu'en 1999-2000.
Financement public inadéquat
À peine plus d'un tiers du financement proviendrait de sources publiques ou liées à l'université. Encore une fois, la situation n'avait pas beaucoup changé par rapport à 1999-2000, dit l'étude.
Selon les auteurs, le financement public demeure toujours aussi peu en phase avec la durée réelle des études. Ils en veulent pour preuve les réponses au sondage. Parmi les étudiants inscrits à la maîtrise, 46,9 % estimaient qu'ils ne termineraient pas leurs études dans les délais prescrits par les organismes subventionnaires. C'était aussi le cas de 59,4 % des doctorants.
L'étude s'en prend plus précisément à l'Aide financière aux études du gouvernement du Québec (AFE). Elle la qualifie de « remarquablement inadaptée aux besoins des étudiants ». L'AFE ne représentait que 12,4 % du financement moyen de l'ensemble des étudiants inscrits à temps complet, mais une large part de leur endettement.
Les bourses: facteur de financement
Le secteur d'études est un facteur important du financement. L'étude nous apprend que les bourses d'excellence et l'aide pour colloques et stages sont attribuées plus facilement aux étudiants inscrits en Sciences pures et appliquées et en Sciences de la santé qu'aux étudiants des autres secteurs. Ces étudiants en tirent, d'ailleurs, la plus grande part de financement de leurs études. Pour les étudiants en Arts et Lettres ou en Sciences humaines et sociales, l'AFE représente une part plus importante de financement. L'étude précise qu'ils en sont, par le fait même, plus exposés à l'endettement.
Qui plus est, le soutien financier attribué par les universités aux étudiants du doctorat était presque deux fois plus élevé que celui accordé aux étudiants de la maîtrise.
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Bourse ou récompense moyenne accordée en 2006
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L'appartenance à un groupe de recherche est aussi un facteur important de financement des étudiants aux cycles supérieurs, surtout à la maîtrise. Ainsi, parmi les étudiants impliqués dans des groupes de recherche, 30 % des étudiants de maîtrise et 19 % des étudiants de doctorat occupaient un emploi extérieur. Cette proportion grimpe chez les étudiants qui n'appartenaient pas à un groupe de recherche, à 52 % à la maîtrise et à 35 % au doctorat.
Ainsi, une moyenne de 46 % des étudiants à la maîtrise occupaient un emploi à l'extérieur de l'université. Plus de la moitié d'entre eux y consacraient plus de 20 heures par semaine.
Étudier et s'endetter
La plupart des étudiants sondés ont accumulé une dette d'études. En incluant toutes les sources d'endettement, la dette de 36,2 % des répondants au sondage dépasse 12 000 $.
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Dette moyenne des diplômés en 2006
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La principale source d'endettement pour près de 40 % des diplômés à la maîtrise et près de 60 % des diplômés au doctorat, c'est l'Aide financière aux études du gouvernement du Québec. Ils devaient rembourser plus de 15 000 $ à l'AFE.
Étudiants et famille
La conciliation études-famille continue d'être problématique, selon l'étude.
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Proportion des étudiants qui jugeaient difficile de concilier études et famille
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Travail = études plus longues
Tout près d'un répondant sur deux ayant un emploi à l'université ou à l'extérieur pensait que le temps consacré à l'emploi allongeait la durée des études. Chez les doctorants, cet effet est plus marqué: 60 % d'entre eux affirment que leur emploi retarde la fin de leur projet d'études. À la maîtrise, ils ne sont que 40 % à dire cela.
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Caractéristiques du sondage
Le sondage mené par le Conseil national des cycles supérieurs - Fédération étudiante universitaire du Québec s'adressait aux étudiants de cycles supérieurs inscrits au cours des trimestres d'hiver 2006, été 2006 et automne 2006. |