![]() En profondeur
Mise à jour le mardi 8 décembre 2009 à 13 h 53 Retour sur la criseUne pluie verglaçante tombe dru en ce 5 janvier 1998 sur le Québec, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick. Les voitures sont couvertes de glace et les rues sont glissantes. Pour bien des gens, ce lundi morose marque surtout le retour du congé des fêtes. Personne ne se doute que c'est le début de la crise du verglas, un des pires désastres jamais survenus au pays.
Du 5 au 9 janvier, jusqu'à 100 mm de pluie verglaçante, de grêlons et de neige sont tombés dans le fameux « triangle noir », au sud de Montréal. Cette zone fortement touchée par la tempête, comprise entre les villes de Granby, Saint-Hyacinthe et Saint-Jean-sur-Richelieu, a été privée d'électricité pendant une trentaine de jours.
Les leçons à tirer? Au lendemain de ce désastre, le gouvernement québécois lance la Commission scientifique et technique chargée d'analyser les événements relatifs à la tempête de verglas survenue du 5 au 9 janvier 1998. Cette entité, présidée par Roger Nicolet, a pour mandat d'étudier les causes de la catastrophe et d'évaluer les décisions prises par Hydro-Québec et par la Sécurité civile.
En avril 1999, la commission Nicolet remet son rapport. Elle recommande d'abord qu'Hydro-Québec renforce son réseau de transport et de distribution. Un réseau qui a montré toute sa vulnérabilité lors de la tempête de pluie verglaçante. Le rapport Nicolet souligne aussi des lacunes dans la gestion de la crise par la Sécurité civile. La commission conclut qu'il y a, au Québec, absence d'une politique et d'une culture de sécurité civile. Elle ajoute que « seule une volonté gouvernementale explicite pourra mettre fin à cette alternance d'indifférence et de mobilisation désordonnée ». Québec donne suite aux recommandations de la commission en décembre 1999 avec le dépôt d'un projet de loi sur la sécurité civile. Dix ans plus tard, sommes-nous mieux préparés à un désastre comme la crise du verglas? |