La situation s'améliore

Hôpital

Depuis cinq ans, le nombre de membres inscrits à l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ)augmente de 1,5 % par année.

Selon des chiffres révélés par l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, le nombre de ses membres a augmenté de 1,5 % au cours de la dernière année.

Du 1er avril 2006 au 31 mars 2007, l'OIIQ a enregistré 1011 nouveaux membres par rapport à l'année précédente.

Cette hausse porte le nombre d'infirmières à 69 765, selon des chiffres dévoilés par l'OIIQ.

Sur ce nombre, 65 892 occupaient un emploi dans le domaine des soins infirmiers. C'est une hausse de 1,3 % par rapport au 31 mars 2006.

Portrait régional

L'OIIQ note que Montréal perd des infirmières au profit des régions. Depuis 1999, le nombre d'infirmières qui déclarent avoir leur emploi principal dans la région de Montréal a diminué de 1,6 %. Pendant ce temps, l'effectif a augmenté de 9,7 % dans l'ensemble du Québec.

Les régions suivantes ont connu une croissance marquée depuis 1999:

  • Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie: 30 % chacune
  • Capitale Nationale: 16 %

Cependant, la région de Montréal est l'une de celles qui retient le plus ses diplômées, du moins au cours de la première année. 75 % des infirmières qui y ont été formées entre 2001 et 2006 y ont obtenu un emploi.

D'autres régions conservent plus de 70 % de leurs diplômées. C'est le cas de:

  • l'Estrie
  • l'Outaouais
  • l'Abitibi-Témiscamingue
  • Lanaudière
  • les Laurentides

Les régions suivantes perdent quant à elle plus de la moitié de leurs diplômées la première année:

  • le Bas-Saint-Laurent
  • le Saguenay-Lac-Saint-Jean
  • la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
  • Chaudière-Appalaches
  • Laval
  • Le Centre-du-Québec

Il faut noter que moins de 10 % des nouvelles diplômées ont un emploi à temps plein et plus de la moitié ont des emplois occasionnels à temps partiel dans la région du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L'effectif infirmier du Québec connaît, depuis les années 2000,une situation de plein emploi avec un taux de 97 % au 31 mars dernier.

À la même date, 83 % des infirmières exerçaient dans un établissement du réseau public comparativement à 87 % en 2000-2001. Le secteur public perd environ 0,5 % de ses effectifs infirmiers par année.

Baisse de la poursuite des études universitaires

En 2006-2007, 46 % des infirmières déclarent avoir une formation universitaire contre 44 % en 2000-2001.

Au cours de la dernière année, 27 % des infirmières étaient titulaires d'un baccalauréat contre 31,5 % pour l'ensemble du Canada, selon les données de l'Institut canadien d'information sur la santé pour l'année 2005.

Le nombre d'infirmières qui déclarent poursuivre des études universitaires a chuté de 9 % en 2006-2007, pour s'établir à un peu plus de 11 000 infirmières.