
États-Unis
![]() Photo: AFP/MICHAEL NAGLE |
L'écart salarial entre les hommes et les femmes s'est inversé au profit de la gent féminine, dans les métropoles américaines, au cours des dix dernières années.
C'est ce qui ressort d'une analyse démographique effectuée par le directeur du département de sociologie de Queens College, Andrew A. Beveridge, que le New York Times rapporte dans son édition de vendredi.
Peu importe leur degré de scolarité, les femmes âgées de 21 à 30 ans travaillant à temps plein à Dallas et à New York gagnaient, respectivement, 120 % et 117 % du salaire des hommes de la même tranche d'âge. À l'échelle nationale, les statistiques ne sont toutefois pas à l'avantage des jeunes femmes, qui n'avaient que 89 % de la rémunération des hommes, soit un revenu médian de 25 467 $.
En 2005, 53 % des femmes dans la vingtaine travaillant à New York détenaient un diplôme d'études supérieures, comparativement à seulement 38 % des hommes du même âge. Une bonne partie de ces jeunes femmes ne se sont pas mariées immédiatement après les études, demeurant sur le marché du travail.
En 1970, les New-Yorkaises dans la vingtaine gagnaient, en moyenne, 7000 $ de moins par année (montant ajusté en tenant compte de l'inflation) que les New-Yorkais. En 2000, elles étaient à parité. En 2005, leur rémunération était supérieure à celle des hommes de 5000 $, avec un salaire médian de 35 653 $.
Les statistiques, tirées du recensement de 2005, sont comparables à celles de Chicago, Boston, Minneapolis, ainsi que d'autres grandes villes.
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