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Michael Moore
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La grande première nord-américaine du dernier film du cinéaste Michael Moore, Sicko, a eu lieu vendredi à London, en Ontario.
Le dernier opus du controversé réalisateur dénonce la cruauté du système de santé américain. Il a été tourné en partie dans la région de London, parce que le grand-père du cinéaste y a vécu.
Pour réaliser son documentaire, Michael Moore s'est rendu en Grande-Bretagne, en France, à Cuba et au Canada pour montrer à quel point le système de santé entièrement privé des Américains est inhumain.
Selon Michael Moore, aucun de ces pays ne laisse mourir ses citoyens qui n'ont pas d'argent pour s'offrir de bonnes assurances médicales. Pour illustrer son propos, le cinéaste donne la parole à des gens qui ont été laissés pour compte par le système de santé américain ou qui sont impuissants devant des compagnies d'assurance et pharmaceutiques.
Pour les besoins de son film, le cinéaste a amené à Cuba des secouristes malades depuis le 11 septembre 2001, mal soigné aux États-Unis parce qu'ils n'ont pas d'assurances, comme 45 millions d'Américains. L'administration américaine a ouvert une enquête sur ce séjour, qui a eu lieu en février, parce qu'il violerait l'embargo américain en vigueur contre Cuba.
Cela dit, le documentaire fait l'éloge du système de santé canadien. Michael Moore envie les Canadiens qu'il dit traités sans délai lorsque leur vie est menacée. Selon lui, il faut absolument que le système canadien résiste aux assauts du privé.
Invité à commenter la situation au Québec où les salles d'urgence des hôpitaux sont régulièrement débordées, Michael Moore a semblé montrer une certaine méconnaissance du système. Selon lui, les Québécois sont discriminés parce qu'ils ne reçoivent pas les mêmes soins ni la même attention du gouvernement fédéral que les autres Canadiens.
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