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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Société

Mise à jour le vendredi 13 avril 2007 à 12 h 20
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Médias

Don Imus congédié

Don Imus

Photo: La Presse Canadienne /AP/Richard Drew

La tempête « Imus » qui s'est abattue sur les États-Unis est en train de mourir.

La chaîne radiophonique CBS et la chaîne de télévision câblée MSNBC ont licencié Don Imus, jeudi, en espérant faire le grand ménage des ondes.

Le président-directeur général de CBS, Leslie Moonves, a adressé une note au personnel de la chaîne disant que le licenciement de l'animateur était un effort pour mettre un frein au langage offensant dans la culture pop américaine.

En le retirant des ondes, je crois que nous faisons un geste important et nécessaire pour changer cette culture, dont la portée dépasse l'action de notre entreprise. — Leslie Moonves, PDG de CBS

De son côté, le président des nouvelles de NBC, Steve Capus, a admis que les commentaires racistes et sexistes tenus par Don Imus avaient blessé beaucoup de gens.

Rappel d'un scandale annoncé

Don Imus animait une émission de radio, Imus in the morning, relayée par plus de 70 stations. Spécialiste des propos crus et caustiques, il a dépassé les bornes américaines, le 4 avril dernier.

Après la défaite de l'équipe féminine de basketball de l'Université Rutgers, il a dit: « That's some nappy-headed ho's here, I'm gonna tell you that ». (traduction libre: « Ce sont des putes à tête crépue, c'est moi qui vous le dit. »)

Sanction économique...

Don Imus s'est excusé à maintes reprises en ondes et avait même accepté de rencontrer les membres de l'équipe de basketball. Il semble qu'il ait été victime d'une sanction économique. Une demi-douzaine de grandes entreprises, dont General Motors, American Express et Procter & Gamble, ont annoncé leur intention de retirer leurs annonces publicitaires des ondes de MSNBC et de CBS.

Le sénateur Barack Obama annonce sa candidature à la présidence des États-Unis

Photo: AFP/Mandel Ngan

...et sociale

Mais, plus tôt, l'ensemble de la société américaine l'avait déjà condamné, que ce soit la classe politique, les associations de femmes ou de défense des droits civiques.

Même le sénateur noir Barack Obama, que Don Imus avait invité à son émission il y a deux ans, a dit qu'il n'avait plus sa place sur les ondes. « Il a employé les pires clichés auxquels mes deux petites filles sont confrontées aujourd'hui aux États-Unis », a précisé le candidat à la présidence 2008.

Des excuses présentées et acceptées

Jeudi soir, après son congédiement, l'animateur a rencontré les membres de l'équipe féminine de basketball qu'il avait insultées. Il leur a présenté ses excuses et les joueuses les ont acceptées.

Fin de l'heure de gloire de la vulgarité?

Les observateurs de la scène médiatique américaine pensent que la chute de Don Imus pourrait sonner l'heure d'un changement d'attitude à l'égard de la vulgarité en public. D'ailleurs, les leaders des minorités qui avaient exigé son renvoi affirment que leur campagne contre la vulgarité ne fait que débuter. Elle atteindra toutes les entreprises de télédiffusion et l'industrie de la musique, précisent-ils.


Émissions d'information


Consulter le site de l'émission Élections Canada 2008 avec Patrice Roy

Élections Canada 2008 avec Patrice Roy

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