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Le gouvernement du Québec est invité à mettre en oeuvre une politique nationale de lutte contre l'homophobie.
La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse fait sept recommandations à Québec pour qu'il adopte une politique nationale de lutte contre l'homophobie.
C'est la première recommandation contenue dans un rapport rendu public par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
Ce rapport intitulé De l'égalité juridique à l'égalité sociale a été rédigé par le Groupe de travail mixte contre l'homophobie (GTMH).
Victimes de discrimination
Le GTMH s'est penché sur les conditions de vie des personnes appartenant à une minorité sexuelle.
Appartient à une minorité sexuelle toute personne homosexuelle, lesbienne, bisexuelle, transexuelle ou transgenre.
Le résultat de ses travaux démontre que les personnes appartenant à une minorité sexuelle sont toujours victimes de discrimination dans divers secteurs d'activités:
La vulnérabilité
On constate à la lecture du rapport que les personnes appartenant à une minorité sexuelle sont plus vulnérables que le reste de la population.
Ainsi, environ 50 % des personnes homosexuelles (jeunes ou adultes) ont été victimes de violence homophobe au cours de leur vie.
Un autre élément de vulnérabilité: le taux de personnes homosexuelles et bisexuelles qui disaient avoir consommé des drogues illicites en 1998 était supérieur à celui des personnes hétérosexuelles.
Quant au suicide chez les jeunes, le rapport rappelle que le risque d'avoir des idées suicidaires ou de faire une tentative de suicide est entre 6 et 16 fois plus élevé chez les jeunes gais et bisexuels que chez les jeunes hétérosexuels.
Vers une stratégie nationale de lutte contre l'homophobie
Au terme de son étude, le GTMH constate qu'« aucune structure gouvernementale n'a la responsabilité de conseiller le gouvernement concernant les réalités des personnes de minorités sexuelles, alors que de telles structures existent pour les jeunes, les femmes, les personnes aînées, les communautés culturelles et les personnes handicapées ».
Après avoir souligné que la lutte contre l'homophobie est l'affaire de toute la société, le rapport affirme que « la société québécoise doit se doter d'une stratégie continue, à l'échelle nationale, de lutte contre l'homophobie ».
Pour y parvenir, le GTMH fait sept recommandations générales au gouvernement du Québec:
Finalement, le groupe de travail adresse aussi des recommandations particulières à neuf ministères du Québec et à sept autres organismes publics pour favoriser l'épanouissement des personnes appartenant à une minorité sexuelle.