Payer son avortement?

Le reportage de Jean-Sébastien Cloutier

Plusieurs femmes paient encore pour leurs avortements dans les cliniques privées. Dans certaines d'entre elles, le coût peut même atteindre jusqu'à 350 $.

Plusieurs femmes doivent payer jusqu'à 350 $ pour subir un avortement dans une clinique privée au Québec, une pratique jugée illégale depuis août 2006.

Pourtant, à la suite d'un recours collectif qui s'est réglé en août 2006, la cour a déterminé que le gouvernement québécois dérogeait à ses propres règles en ne donnant pas assez d'argent aux cliniques privées pour qu'elles pratiquent leurs avortements. Comme le service est assuré par la Régie de l'assurance-maladie, les cliniques n'ont pas le droit d'exiger la différence à leurs patientes. 40 000 Québécoises pourront donc réclamer un remboursement.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, explique que les femmes doivent passer par les institutions publiques avant de s'adresser à des cliniques privées. Ce n'est que lorsque l'hôpital aura déterminé qu'il ne peut intervenir à temps que la femme pourra se faire rembourser les frais encourus au privé.

Même si le délai pour se faire avorter ne dépasse pas un mois dans le secteur public, 18 % des femmes préfèrent les cliniques privées à l'hôpital. Elles disent ne pas aimer « les conditions exécrables » dans lesquelles on procède à l'avortement au public.

Pour sa part, M. Couillard prétend agir en toute conformité avec la loi en demandant aux femmes qui veulent se faire rembourser leurs frais de cliniques de d'abord voir si elles peuvent subir une intervention au public.

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