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Photo Crimson/Carlton E. Forbes
Une femme accède à la présidence de l'Université Harvard.
« It's Faust », titrait l'édition de vendredi du Harvard Crimson On Line. Voilà comment le principal journal étudiant de l'université bostonienne annonçait qu'une femme allait accéder à la présidence de l'institution dimanche.
C'est une première en 371 ans d'histoire pour la plus ancienne université américaine.
Drew Gilpin Faust est une historienne spécialisée dans le Sud des États-Unis et la Guerre civile américaine. Elle est, depuis 2001, la rectrice de l'Institut des études avancées de l'Université Radcliff.
Tout un bond
Selon journal The Harvard Crimson, elle supervisait un personnel de 81 personnes à l'institut, dont un peu moins de 15 professeurs, et gérait un budget d'un peu plus de 18,75 millions de dollars.
À titre de présidente, elle supervisera un budget d'un peu plus de 3,5 milliards de dollars et presque 25 000 employés. Le journal se demande comment elle parviendra à négocier un tel bond.
Une présidence tumultueuse
Elle succède à l'économiste Lawrence H. Summers, ancien secrétaire au Trésor sous la présidence de Bill Clinton. M. Summers a démissionné au printemps 2006 en raison de ses divergences avec les professeurs.
Il avait provoqué tout un scandale en janvier 2005, en suggérant que les femmes avaient peut-être moins d'aptitude naturelle pour les mathématiques et pour la science.
L'article du Harvard Crimson souligne que Mme Faust devrait s'attaquer à sa manière à une reconstruction, en ramenant le consensus au sein de l'Université après la présidence tumultueuse de Lawrence H. Summers.