Des politiciens contaminés

Tony Clement Le ministre Tony Clement (archives)

Le groupe Environmental Defence a rendu publics les résultats d'analyses effectuées sur des échantillons de sang prélevés chez quatre politiciens fédéraux.

Une étude montre que des échantillons de sang de quatre politiciens fédéraux, dont la ministre de l'Environnement et celui de la Santé, contiennent un cocktail de substances chimiques toxiques.

L'analyse des échantillons de sang des ministres de la Santé, Tony Clement, et de l'Environnement, Rona Ambrose, du chef du NPD, Jack Layton, et du député libéral John Godfrey révèlent qu'ils ont en eux un cocktail de 61 substances chimiques toxiques. Ces résultats illustrent l'ampleur du phénomène d'accumulation des substances chimiques industrielles dans le corps des Canadiens.

L'échantillonnage des produits découverts dans l'organisme des politiciens comprend :

  • 54 produits cancérigènes;
  • 16 substances toxiques pour le système respiratoire;
  • 54 toxines du système reproducteur ou du développement;
  • 33 neurotoxines;
  • 37 produits perturbateurs du système endocrinien.

Rona Ambrose La ministre Rona Ambrose (archives)

Le ministre de la Santé, par exemple, a la plus forte concentration de BPC, de substances anti-adhésives et de pesticides organochlorés.

Le chef néodémocrate, Jack Layton, a la concentration la plus importante de produits ignifuges et de polluants atmosphériques.

Rosa Ambrose, la ministre de l'Environnement, se distingue pour sa part par le taux d'arsenic le plus élevé.

La pollution atteint tous les Canadiens, peu importe l'endroit où ils vivent, peu importe leur métier ou leur âge, dit Rick Smith, directeur général d'Environmental Defence.

« Les corps des Canadiens sont tous pollués et c'est ça le vrai problème avec la pollution maintenant. » — Rick Smith, directeur général d'Environmental Defence

Rick Smith a expliqué qu'Environmental Defence avait fait cette analyse de sang des politiciens pour sensibiliser les Canadiens à la pollution par les produits chimiques, d'une part, et pour, d'autre part, intéresser les politiciens qui se penchent sur la révision de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.