Les précédents

L'opération Colisée est d'une envergure rarement vue au pays.

Elle a été menée par l'Unité mixte d'enquête sur le crime organisé (UMECO). Environ 700 agents de la Gendarmerie royale du Canada, de la Sûreté du Québec, des services policiers de Montréal et de Laval et des agences fédérales des services frontaliers et du revenu y ont participé.

Guy Ouellette Guy Ouellette

Au moins 69 personnes ont été arrêtées. Parmi elles, les cinq principaux dirigeants présumés de la mafia montréalaise.

Le spécialiste Guy Ouellette, ancien enquêteur de la Sûreté du Québec, a affirmé à radio-canada.ca qu'une seule autre opération policière avait eu cette ampleur. Il s'agit de l'opération Printemps 2001, qui avait décimé les rangs des Hells Angels, groupe de motards criminalisés important.

Cet événement spectaculaire de même que d'autres opérations importantes contre le crime organisé sont rappelés ci-bas.

Opération Printemps 2001

Maurice Boucher Maurice « Mom » Boucher

En mars 2001, quelque 2000 policiers et civils participent à un coup de filet sans précédent, agissant simultanément dans 75 municipalités du Québec contre des groupes de motards criminalisés.

En tout, 122 membres des Hells Angels et de leur club élite, les Nomads, sont arrêtés. La plupart sont accusés de gangstérisme et de trafic de drogue. Parmi eux, Maurice « Mom » Boucher, chef du groupe.

Les arrestations permettent d'élucider 13 meurtres et trois tentatives de meurtre. Des biens d'une valeur de plus de 10 millions de dollars sont saisis. L'opération a coûté environ 100 millions.

Opération Amigos

Blouson des Bandidos

Dans la foulée de Printemps 2001, cette autre opération vise une bande rivale, les Bandidos, qui avait auparavant intégré les sections québécoises et ontariennes des Rock Machine.

À Montréal, en mars 2001, 63 de ses membres sont arrêtés.

Opération Cléopâtre

En juin 2006, la GRC, la SQ et divers autres corps policiers comptent sur 350 agents pour frapper un groupe criminel autochtone. Ils démantèlent un réseau important de vente de drogue et de blanchiment d'argent.

Trente-six personnes, dont deux anciens policiers, sont arrêtées à Laval, dans les Cantons-de-l'Est et sur le territoire autochtone de Kanesatake.

Opération Piranha (2006)

Opération Piranha

En mars 2006, en collaboration avec la GRC, la Sûreté du Québec procède en deux phases à une soixantaine d'arrestations dans le cadre de l'opération Piranha. Plus de 200 policiers y participent.

Un réseau de trafiquants de drogue implanté au Québec dans les Basses-Laurentides et Lanaudière, au Saguenay, sur la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent et à Québec est démantelé.


Opération Piranha (1998)

Le service de police de la communauté urbaine de Montréal fait une série de perquisitions, arrête 13 personnes et démantèle, entre avril et juillet 1998, un réseau de trafiquants d'héroïne.

Ce réseau, aussi connu comme le clan Morello, est relié à la mafia sicilienne, selon la police.

Opération Despote

Plus de 450 agents de la GRC, de la SQ et des services policiers de Québec et de Lévis participent à une rafle visant un réseau de trafiquants de stupéfiants apparemment lié aux Hells Angels. 35 personnes sont arrêtées.

Opération Calvette

Des centaines de policiers, sous la coordination de l'UMECO qui préparait le coup depuis 2002, mènent 52 perquisitions et arrêtent 25 personnes du Québec et de Timmins, en Ontario.

Ils démantèlent ainsi un réseau criminel aux ramifications internationales, saisissant au passage d'importantes quantités de cocaïne.

La CECO

La Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO), mise sur pied dans les années 1970 par le gouvernement de Robert Bourassa, avait été l'un des premiers efforts d'envergure de lutte contre le crime organisé, au Québec.

Elle avait été créée pour faire la lumière sur le « scandale de la viande avariée »: un réseau criminel recyclait de la viande impropre à la consommation pour la faire consommer aux Québécois.

Ce faisant, les travaux fortement médiatisés de la CECO avaient mis au jour les activités et la structure de la mafia italienne de Montréal.

Ces découvertes avaient précipité la chute de Vic Cotroni, son « parrain » de l'époque. Une lutte entre familles calabraise et sicilienne avait suivi, voyant à terme les Rizzuto supplanter les frères Violi.