Pas d'excuses, mais des regrets

Jan Wong, journaliste du Globe and Mail Jan Wong (archives)

Le quotidien torontois The Globe and Mail a cru bon revenir encore une fois, samedi, sur la tourmente provoquée par les propos de sa journaliste Jan Wong. Cette fois, c'est le rédacteur en chef Edward Greenspon qui a offert sa réaction.

Le rédacteur en chef du Globe and Mail admet que certaines opinions personnelles auraient dû être retirées du texte de la journaliste liant la tuerie de Dawson à la marginalisation des Québécois non francophones.

Dans sa chronique, Mme Wong a établi un lien entre la fusillade du 13 septembre au collège Dawson, à Montréal, et la marginalisation des Québécois non francophones. Elle a attribué aux lois linguistiques du Québec certaines tensions entre ceux qu'elle appelle les « pure laine » et les immigrants.

M. Greenspon juge que la réaction à la chronique de Mme Wong a été disproportionnée. Rappelons que les premiers ministres du Québec, Jean Charest, et du Canada, Stephen Harper, ont envoyé des lettres de protestation en réaction aux propos de la journaliste. M. Greenspon affirme que la famille de Mme Wong a aussi fait l'objet d'attaques verbales.

Le rédacteur en chef du Globe admet que certaines opinions personnelles auraient dû être retirées du texte de Mme Wong. Sans s'excuser formellement, Edward Greenspon exprime ses regrets et assume la responsabilité de ce qui a été publié.

De passage à Montréal, samedi, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a déclaré que le Globe and Mail devrait s'excuser pour les propos de Jan Wong. « Si ces propos avaient été écrits dans Le Soleil [de Québec] ou La Presse [de Montréal], on aurait dit, avec raison, que c'est inacceptable », a-t-il dit.

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