Québec règle l'équité salariale avec les CPE
La présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget rend public le règlement intervenu dans le litige qui opposait Québec depuis de longs mois à l'Association des centres de la petite enfance et à la CSN.
Les éducatrices en service de garde recevront en moyenne une hausse salariale de 4000 $ qui s'ajoute aux augmentations annuelles déjà annoncées de 2 % pour 4 ans.
Ainsi, après des années de lutte, les quelque 25 000 éducatrices en service de garde pourront toucher une augmentation salariale moyenne de 4000 $ par année.
Pour la présidente de l'Association québécoise des centres de la petite enfance, Johanne Roy, le gouvernement corrige ainsi une injustice qui a perduré trop longtemps. « Et là, nous assistons à un règlement, il y a eu reconnaissance de la juste et légitime valeur de la profession. » a ajouté Johanne Roy.
L'ajustement se fera en cinq versements annuels, à partir du premier avril 2007. Québec versera 100 millions de dollars aux éducatrices, soit des hausses salariales de 9 %. Cette augmentation s'ajoute aux hausses salariales annuelles déjà annoncées de 2 % pour 4 ans. Le salaire moyen des éducatrices passera donc de 15,50 $ de l'heure à 16,90 $.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, est satisfaite du règlement, mais elle entend contester la Loi sur l'équité salariale devant les tribunaux.
La plupart des employés de l'État ont droit à un ajustement rétroactif à partir de 2001. Dans le cas des CPE, ils devront attendre en 2007, car la loi prévoit une date d'application différente pour les emplois exclusivement féminins.