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Notre nouvelle du 17 mai 2006.
Nouvelle du 16 septembre 2006
![]() Stephen Harper (archives) |
Le premier ministre Stephen Harper a accepté pour la première fois, samedi, de commenter les répercussions politiques de la fusillade au collège Dawson à Montréal.
M. Harper a indiqué que cela prouvait l'inefficacité du registre canadien des armes à feu, puisque les armes du tireur, Kimveer Gill, étaient enregistrées, donc légales.
Le gouvernement Harper a déjà déposé un projet de loi prévoyant le retrait du registre de certains types d'armes, essentiellement des armes de chasse.
Dans une entrevue à l'émission The House, de la radio de CBC, le premier ministre a dit qu'il envisageait également de modifier la loi pour que des personnes instables au plan psychologique ne puissent plus se procurer d'armes.
Le débat reprend de plus belle
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Au lendemain de la tragique fusillade survenue mercredi dans le centre-ville de Montréal, des députés bloquistes et libéraux ont estimé que le drame allait certainement alimenter le débat sur la possible suppression du registre des armes à feu.
« Cette tragédie doit nous motiver et nous engager à aller au-delà de nos réflexions et à poser des gestes concrets et manifestes », a affirmé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
La formation de M. Duceppe soutient fermement le registre des armes à feu créé sous le gouvernement libéral de Jean Chrétien, et ce, malgré les coûts exorbitants de sa mise en oeuvre.
Le député bloquiste Serge Ménard estimait d'ailleurs, dans une lettre ouverte publiée en février dernier, que rejeter le registre en raison de ses coûts, « serait un peu comme détruire un pont parce que sa construction par le gouvernement précédent avait coûté trop cher ».
Depuis la mise en place du registre, en 1995, le taux d'homicide canadien a chuté de plus de 30 %. Et, comme le fait remarquer le député Ménard dans sa lettre, le taux d'homicide par arme à feu est huit fois moindre au Canada qu'aux États-Unis, pays qui refuse tout contrôle serré des armes à feu.
![]() André Boisclair |
De son côté, le chef de l'opposition officielle à Québec, André Boisclair, a rappelé jeudi que le Parti québécois avait toujours appuyé des mesures de contrôle des armes à feu. Il a toutefois précisé qu'il n'y avait pas de solution technique à un tel problème, et qu'il ne fallait pas nécessairement installer davantage de caméras de surveillance ou augmenter la présence policière.
M. Boisclair a affirmé qu'il fallait aussi lutter contre la pauvreté et renforcer le filet de protection sociale. André Boisclair a finalement offert ses sympathies et condoléances aux étudiants et aux familles éprouvés, en plus de rendre hommage au travail des policiers et des ambulanciers durant la crise.
Un projet de loi controversé
Le gouvernement Harper a déposé, en juin dernier, un projet de loi prévoyant le retrait du registre de certains types d'armes, essentiellement des armes de chasse.
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La Coalition pour le contrôle des armes à feu qualifiait d'« incompréhensible » la décision de soustraire les armes de chasse du registre des armes à feu. La plupart des policiers tués par balle ces dernières années, rappelait la Coalition, l'ont été par une arme de chasse, comme dans le cas de la policière lavalloise Valérie Gignac, abattue en décembre dernier.
Dans l'immense majorité des cas de violence au pays concernant une arme à feu, c'est en outre ce type d'arme qui a été utilisé. La Coalition a aussi fait valoir que 16 000 Canadiens se sont vu refuser un permis d'acquisition d'une arme de chasse ou ont vu leur permis révoqué parce qu'on les considérait dangereux.
Les associations policières et les familles de victimes défendent aussi farouchement le bien-fondé du registre des armes à feu. Selon les forces de l'ordre, cette banque d'information est consultée près de 5000 fois par jour.
Les trois partis d'opposition continuent également d'appuyer le registre des armes à feu, malgré ses ratés récemment mis au jour et son coût total de plus de 1 milliard de dollars.
De leur côté, les amateurs de chasse, qui se plaignaient d'être tenus responsables du crime urbain, se sont réjouis de la décision du gouvernement Harper.
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