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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

En profondeur

Fusillade à Dawson

L'opération policière

Mise à jour le vendredi 15 septembre 2006 à 8 h 49
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Fusillade à Dawson

L'opération policière

Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité publique du Québec

Jacques Dupuis

Au lendemain de la fusillade survenue au collège Dawson, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis, a salué le travail accompli par les policiers dans les circonstances.

M. Dupuis a qualifié l'intervention du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de rapide et efficace, ajoutant que les policiers avaient agi de façon compétente.

La rapidité de l'intervention a d'ailleurs été soulignée à maintes reprises, d'abord par le directeur du SPVM, Yvan Delorme. « Il y a eu une intervention rapide sur les lieux, ce qui nous a aidé à circonscrire le problème, a-t-il dit. Les premiers policiers arrivés étaient là par hasard et sont arrivés face-à-face ou presque avec l'individu armé. »

Yvan Delorme, directeur du SPVM

Yvan Delorme

M. Delorme a expliqué que maintenant, les policiers essayaient de circonscrire et de cerner la menace, au lieu d'ériger un périmètre de sécurité et d'attendre l'arrivée d'une équipe spéciale d'intervention.

Pour Sylvie Haviernick, qui a perdu sa soeur lors de la tuerie de l'École polytechnique, en 1989, la rapidité d'intervention a prouvé que les policiers avaient tiré une leçon de cette tragédie. « Ils ont montré qu'ils étaient prêts. Finalement, ils ont fait un travail impeccable. Ils ont probablement sauvé plusieurs vies », a affirmé Mme Haviernick.

Par ailleurs, le ministère de l'Éducation du Québec a dépêché un représentant auprès de la cellule de crise mise en place par le collège Dawson. Son mandat sera de l'assister dans son travail au cours des prochaines semaines et de faire la liaison avec d'autres ministères du gouvernement à fur et à mesure que les besoins seraient définis.

Vérifications demandées

Drapeau en berne à Québec après la fusillade de Dawson

Un drapeau en berne sur l'édifice du Parlement à Québec

Le ministre Dupuis a demandé aux dirigeants d'institutions scolaires de vérifier l'état des mesures de sécurité dans leurs établissements. M. Dupuis a toutefois rejeté l'idée de permettre à des agents armés de patrouiller dans les écoles.

Jacques Dupuis a dit qu'il fallait se demander comment, dans le cas où une personne présente un comportement à risque, convaincre l'entourage de dénoncer les mauvaises intentions pour mieux prévenir des crimes. « Ce serait mentir que de prétendre qu'on pourra toujours prévenir ce genre de comportement », a-t-il admis.

Enfin, le gouvernement a décidé jeudi de mettre en berne les drapeaux du Québec sur tous les édifices publics de la province.