Au Maroc, comme dans plusieurs autres pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, les mouvements islamistes se sont fait une place en suppléant aux carences de l'État. Ils ont réussi à s'enraciner dans la société civile grâce à des associations de jeunesse ou sportives, et en venant en aide aux plus démunis.
Nadia Yassine, de Justice et spiritualitéLe principal mouvement islamiste marocain, Justice et spiritualité, constitue, pour beaucoup, la seule alternative crédible au pouvoir. Son chef, le cheik Abdessalame Yassine, mène depuis des décennies une lutte larvée contre la monarchie. Avec ses tentacules, le mouvement endoctrine les nécessiteux, propageant son influence et sa vision de la société, une conception très étroite de l'ordre moral et social.
Dans les quartiers miséreux de Casablanca, comme dans d'autres villes marocaines, il a constitué un vaste réseau d'entraide sociale et civique. Résultat: la population l'appuie sans réserve.
Que cherche vraiment Justice et spiritualité? En quoi consiste leur projet politique? Frank Desoer a rencontré des dirigeants et des militants du mouvement, ainsi que des travailleurs sociaux qui tentent d'endiguer la montée du fondamentalisme.
Reportage diffusé à l'émission Sans frontières le mercredi 17 mai.
Hyperliens:
Le site de Nadia Yassine, porte-parole du mouvement Justice et spiritualité
Démocratie, religion, pouvoir : ce que veulent les Marocains
Sur le site de l'hebdomadaire marocain Le Journal