L'industrie réplique à «L'erreur boréale»

Francis Labbé nous dit que le conseil veut prouver que la forêt boréale se régénère.

Sept ans après la sortie de L'erreur boréale, documentaire de Richard Desjardins et de Robert Monderie qui dénonce la gestion de la forêt québécoise, l'industrie a décidé de répliquer.

Le Conseil de l'industrie forestière produit son propre film pour montrer que ses membres gèrent la forêt de façon responsable, en réponse au documentaire de 1999 de Richard Desjardins et de Robert Monderie.

En marge de son congrès annuel, mercredi, le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) a en effet présenté son propre court métrage.

Le film montre des images des secteurs de l'Abitibi prises en 1998 par MM. Desjardins et Monderie pour montrer l'impact des coupes à blanc. Aujourd'hui, on y voit de jeunes pousses d'arbres derrière les lisières de forêt laissées intactes lors des coupes.

Selon ses auteurs, ce bref film fournit la preuve « scientifique » que la forêt est maintenant en santé dans ce secteur. Il montre aussi que la forêt publique québécoise est récoltée de la bonne manière et qu'elle est protégée, ajoute le communiqué du CIFQ.

Même si tout n'est pas parfait, dit le CIFQ, les pratiques de ses membres au plan de l'aménagement forestier sont respectueuses et rigoureuses. La réplique se veut aussi le deuxième côté de la médaille dans cet enjeu, ajoute le regroupement.

« Nous avons fait de ce court métrage un outil pédagogique pour notre système scolaire, qui permettra aux enseignants de montrer la réalité et ainsi de contribuer à modifier la perception très négative que peut avoir engendrée l'oeuvre d'un pamphlétaire », a déclaré le PDG du CIFQ, Guy Chevrette.

Une première réaction

Harvey Mead, président de l'Union québécoise pour la conservation de la nature (Nature Québec) Harvey Mead

Le président de l'Union québécoise pour la conservation de la nature, Harvey Mead, a jugé pour sa part que ce film n'allait convaincre que ceux qui ne connaissaient pas les détails relatifs à la gestion de la forêt. Il a jugé que ce documentaire s'adressait à des élèves de 4e secondaire.

M. Mead a ajouté qu'il ne comprenait pas pourquoi le CIFQ revenait avec une telle argumentation, après que le rapport Coulombe eut démontré que la forêt publique souffrait des problèmes de gestion de l'industrie.

Sorti en 1999, le documentaire L'erreur boréale présentait des images alarmantes de coupes à blanc dans la forêt boréale du Québec. Le film visait à éveiller la population au sujet du risque d'épuisement de la ressource.

M. Chevrette a remis une copie du document au chanteur Richard Desjardins, l'invitant en même temps à réagir. Le poète a indiqué qu'il préférait voir le film avant d'émettre son point de vue.

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