
Dons d'organes
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La semaine nationale des dons d'organes commence lundi au pays. Au Québec, quelque 1000 personnes sont actuellement en attente d'une greffe, du jamais vu.
Cette situation est notamment due au fait que certains organes sont refusés, en dépit du consentement du donneur. En effet, au Canada, il n'est permis de donner des organes qu'après un diagnostic de décès cérébral ou neurologique.
Ainsi, pour tenter de récupérer un plus grand nombre d'organes et réduire la liste d'attente, des hôpitaux du Québec lanceront un projet-pilote, au cours des prochains mois, pour favoriser le don par décès cardiocirculatoire (DDC).
Le Dr Pierre Marsolais, des départements de médecine interne et des soins intensifs de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, fait la promotion du DDC. Il précise qu'on gardera le critère de mort cérébrale, mais qu'on ajoutera celui de mort cardiocirculatoire.
Un plus grand nombre de transplantations
Le Dr Marsolais explique que 99 % des gens décèdent par critère cardiocirculatoire. Selon lui, la mise en place du DDC va permettre d'augmenter d'au moins 10 % le nombre d'organes disponibles.
L'initiative n'a pu être lancée plus tôt, en raison du manque de moyens techniques. Toutefois, aujourd'hui, quand le coeur cesse de battre et de nourrir les organes vitaux, les médecins ont les outils pour agir rapidement.
Pour François Pothier, professeur à l'Université Laval et membre de la Commission de l'éthique, de la science et de la technologie du Québec, cette nouvelle procédure doit être mise en place avec beaucoup de précautions. Il juge essentiel que le personnel soignant suive des étapes bien précises lorsqu'il aborde les familles: « On demande à la famille, avant tout, d'arrêter traitement. Par la suite, une autre équipe va demander à la famille si on accepte que le patient devienne donneur d'organes. »
L'an dernier, 136 Québécois ont fait don de leurs organes. Ces dons ont profité à 362 patients. Dans plusieurs pays d'Europe, une loi autorise le prélèvement automatique d'organes lors de la mort, sauf si le défunt, de son vivant, a fait connaître son refus.
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