Les grèves perlées commencent ce matin

CPE-CSN

Les éducatrices de quelque 300 Centres de la petite enfance du Québec ont lancé une série de grèves perlées, lundi.

Les Centres de la petite enfance du Québec ouvrent leurs portes une heure plus tard tous les jours de cette semaine. Seules les régions des Laurentides et de Lanaudière sont épargnées.

Les CPE touchés ouvrent leurs portes une heure plus tard tous les jours de la semaine. Les 7800 éducatrices membres de la CSN comptent ainsi faire pression sur Québec sur la question de l'équité salariale.

Seules les régions des Laurentides et de Lanaudière sont épargnées.

La période de débrayage devrait passer à deux heures par jour à partir du 27 mars, si les négociations ne progressent pas d'ici là. Amorcées en 2003, les discussions entre les deux parties ont été suspendues à l'automne, pour laisser passer la grande vague de négociations dans le secteur public.

La ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, Carole Théberge dit trouver la tenue des grèves perlées injustifiée. Dans un communiqué, elle déplore que les grèves pénalisent une fois de plus les parents et les enfants. La ministre doit déposer une nouvelle proposition mercredi.

Claudette Carbonneau, présidente de la CSN Claudette Carbonneau

En entrevue à RDI, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a rappelé que les travailleuses québécoises dans d'autres secteurs d'activité percevaient des correctifs pour l'équité salariale depuis novembre 2001, tandis que les éducatrices attendent encore.

« Nous sommes venus près d'une entente en juin dernier. Mais aucune rencontre avec la ministre n'a eu lieu depuis », a déploré Mme Carbonneau. La présidente de la CSN a précisé que les parties ne s'entendaient toujours pas sur la valeur monétaire à donner aux emplois dans les CPE, un aspect central de la négociation.

Les éducatrices réclament notamment que leur salaire passe de 18,36 $ l'heure à 21,78 $ après 10 ans, afin de couvrir les coûts de l'équité. Québec offrirait plutôt 19,55 $. Elles demandent aussi des accommodements au chapitre des avantages sociaux.