Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

En profondeur

L'État providence réinventé

Grande-Bretagne: le mariage public-privé

Mise à jour le mercredi 1 mars 2006 à 10 h 11
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L'État providence réinventé

Grande-Bretagne: le mariage public-privé

Modèle d'État providence classique dans les décennies 60 et 70, la Grande-Bretagne a subi la tornade Thatcher dans les années 80. La Dame de fer rêvait de faire disparaître les services publics et a privatisé de grands pans du système.

Depuis son élection, à la fin des années 90, le Parti travailliste de Tony Blair a réinvesti massivement dans l'éducation et la santé. Mais la Grande-Bretagne demeure une société plus libérale que la majorité des pays européens. Ses programmes sociaux ressemblent à ceux du Canada, à la seule différence que le privé y est plus présent, sous la forme de partenariats public-privé et qu'il y a une concurrence accrue à l'intérieur même du secteur public.

L'hôpital de Swindon

Michel Labrecque s'est rendu à l'hôpital Great Western, de Swindon, une ville de 200 000 habitants, à l'ouest de Londres. Cet hôpital public flambant neuf a été construit par une firme privée dans le cadre d'un partenariat public-privé. Les responsables admettent que cette formule revient plus cher, mais, disent-ils, c'était la seule façon d'aller de l'avant.

L'entreprise privée est également responsable de sa gestion. Des initiatives du genre se multiplient en Grande-Bretagne: le privé construit des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux et d'autres infrastructures publiques.

Le gouvernement Blair applique aussi les critères de concurrence du système privé à l'intérieur du secteur public. Les hôpitaux sont évalués et classés selon un système de performance, et l'évaluation est rendue publique.

Ces mariages privé-public ne font pas l'affaire de tout le monde. La gauche y voit un recul de l'idéal social-démocrate et égalitaire. Mais une majorité de Britanniques semble, pour le moment, appuyer cette approche pragmatique qui a permis de revitaliser les programmes sociaux.

Michel Labrecque illustre l'approche britannique, puis la présidente du Conseil du trésor du Québec, Monique Jérôme-Forget, lui explique ses projets de partenariats public privé.


Reportage diffusé le 17 février à l'émission Sans frontières

Contenu Web: entrevue intégrale avec la famille Weake