
Éducation

À la suite de l'entente intervenue dans la nuit de mercredi à jeudi entre la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) et le gouvernement, les enseignants du primaire et du secondaire renoncent au boycottage des activités culturelles comme moyen de pression.
Les enseignants reconnaissent l'apport des activités culturelles au développement des enfants. En échange, ils pourront récupérer les heures passées à organiser ces activités au cours de l'année.
La ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp se réjouit de la décision de la FSE. Dans un communiqué, elle souligne que des milliers d'artistes, d'artisans et de travailleurs culturels québécois ont été pénalisés pour une troisième fois en six ans par ces moyens de pression des enseignants.
L'Assemblée nationale appuie le Manifeste pour les arts
Auparavant, l'Assemblée nationale avait appuyé le Manifeste pour la fréquentation des arts de la scène par les jeunes, signé par 21 artistes québécois de la danse, du théâtre et de la musique.
Le consentement unanime des députés porte sur une motion diluée par rapport au premier texte, demandant simplement que l'Assemblée nationale « accueille » ce document qui « rappelle au gouvernement l'importance de réaffirmer la consolidation des liens entre le milieu de la culture et le milieu de l'éducation ».
Des figures de premier plan
Le document, préparé par la Coalition des arts de la scène, a été signé par 21 vieux routiers des planches, dont Paul Buissonneau et Françoise Faucher. Il vise l'arrêt immédiat du boycottage des activités culturelles par les enseignants et la mise en place de mécanismes concrets encadrant la fréquentation des arts de la scène.
Le Parti québécois, qui avait d'abord refusé d'appuyer la motion plus tôt cette semaine, s'est finalement rallié au texte modifié. L'opposition officielle avait d'abord jugé que les négociations pour le renouvellement de la convention collective entre l'État et les enseignants entraient dans une phase cruciale.
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