Des médicaments anticancéreux à double tranchant

Radiographie de la hanche

Certains médicaments qui semblaient très prometteurs pour stopper le cancer pourraient augmenter le risque de se retrouver avec des tumeurs aux os, selon des chercheurs de la Washington University School of Medicine de Saint-Louis.

Ces médicaments, des « antagonistes de protéines antiapoptotiques », mettent un frein au développement des cellules cancéreuses. Ce faisant, ils activent toutefois des cellules appelées ostéoclastes, lesquelles, quand elles fonctionnent de façon inappropriée, affaiblissent les os.

Les chercheurs ont montré que chez les souris, les « antagonistes de protéines antiapoptotiques » menaient à l'ostéoporose, qui pouvait ensuite se dégrader en cancer des os.

Un des auteurs de l'étude, le Dr Deborah V. Novack, conseille maintenant aux oncologistes de penser à protéger les os de leurs patients et à les surveiller de près s'ils leur prescrivent ce type de médicaments.

Pour contrer ces effets secondaires, l'équipe de chercheurs a d'ailleurs testé un médicament utilisé pour traiter l'ostéoporose, un traitement à base de bisphosphonate, qui a donné de bons résultats.

Actuellement, plusieurs « antagonistes de protéines antiapoptotiques » en sont aux essais cliniques pour des formes variées de cancer, comme le cancer des seins, des poumons, du pancréas, des ovaires, de la prostate, du foie, de la peau et du sang.

« Ces essais cliniques n'étudient pas nécessairement les effets à long terme des médicaments. Le cancer pourrait prendre de six mois à deux ans avant de se propager aux os », indique le Dr Chang Yang, auteur principal de l'étude.

L'étude a été publiée dans l'édition de février de la revue Cancer Discovery.

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