Il existe bel et bien un lien entre la pollution de l'air et le développement du foetus, montre la plus vaste étude réalisée sur le sujet.
La recherche dirigée par Dre Tracey Woodruff, professeure de gynécologie et de science de la reproduction à l'Université de Californie à San Francisco, montre que les femmes enceintes les plus exposées aux polluants des gaz d'échappement automobiles et des centrales à charbon ont un risque plus élevé d'avoir un enfant dont le poids à la naissance sera trop faible.
Ainsi, il a été établi que, aux différents endroits sur planète où cette recherche a été effectuée, plus le taux de pollution était élevé, plus grand était le taux de naissances d'enfants avec un poids insuffisant.
Dans ces travaux, un faible poids à la naissance correspond à moins de 2,5 kg. Ce poids est lié à des risques accrus de maladies et de mortalité prénatales et à des problèmes de santé chroniques plus tard dans la vie.
Les pays qui possèdent des réglementations plus strictes pour limiter la pollution automobile et des centrales au charbon ont des niveaux plus faibles de ces polluants.
Ces travaux sont basés sur trois millions de naissances dans 14 régions de 9 pays en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue médicale américaine Environmental Health Perspectives.