Diabète : l'amarrage de l'insuline sur son récepteur cellulaire mieux compris

L'insuline (en bleu) s'amarre au récepteur d'insuline (en jaune). L'insuline (en bleu) s'amarre au récepteur d'insuline (en jaune).  Photo :  Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research

Le mécanisme de fixation de l'insuline sur son récepteur cellulaire a été décrypté par des chercheurs australiens, américains et britanniques.

Cette percée permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'insuline, hormone chargée de prélever le sucre contenu dans le sang pour le transformer en énergie.

Elle pourrait mener à la conception d'un traitement mieux adapté et plus performant pour des millions de diabétiques dans le monde.  Le diabète, caractérisé par un taux anormal de sucre dans le sang, peut provoquer des maladies cardiaques et des infarctus, et nuire au bon fonctionnement des reins, des nerfs et des yeux.

Il cause, chaque, année, la mort de 3 millions de personnes sur la planète.

Lorsque les signes apparaissent, comme la soif, la fréquente envie d'uriner et un taux de sucre sanguin très élevé, la maladie évolue déjà depuis de nombreuses années, la détérioration des organes ayant débuté.

Les travaux

Les chercheurs ont modélisé l'hormone fixée sur son récepteur (une protéine) grâce à un accélérateur de particules. Ils ont ainsi montré que l'insuline et son récepteur se modifient en interagissant.

« Un morceau d'insuline se déplie et des parties essentielles du récepteur vont à la rencontre de l'hormone d'insuline. On peut appeler ça une poignée de main moléculaire. » — Mike Lawrence, Walter and Eliza Hall Institute

Ces travaux sont porteurs d'espoir, puisqu'ils pourraient mener à la production d'une insuline plus stable, résistant à des températures élevées sans réfrigération.

« Nous n'avons toujours pas de traitement pour le diabète, mais les découvertes comme celle sur la fixation de l'insuline nous donnent l'espoir de nous en approcher. » — Nicola Stokes, Conseil australien du diabète

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

Le saviez-vous? Près de 2,4 millions de Canadiens vivent avec un diabète diagnostiqué. Environ 20 % des cas ne seraient toutefois pas diagnostiqués.

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