L'insuline (en bleu) s'amarre au récepteur d'insuline (en jaune).
Photo : Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research
Le mécanisme de fixation de l'insuline sur son récepteur cellulaire a été décrypté par des chercheurs australiens, américains et britanniques.
Cette percée permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'insuline, hormone chargée de prélever le sucre contenu dans le sang pour le transformer en énergie.
Elle pourrait mener à la conception d'un traitement mieux adapté et plus performant pour des millions de diabétiques dans le monde. Le diabète, caractérisé par un taux anormal de sucre dans le sang, peut provoquer des maladies cardiaques et des infarctus, et nuire au bon fonctionnement des reins, des nerfs et des yeux.
Il cause, chaque, année, la mort de 3 millions de personnes sur la planète.
Lorsque les signes apparaissent, comme la soif, la fréquente envie d'uriner et un taux de sucre sanguin très élevé, la maladie évolue déjà depuis de nombreuses années, la détérioration des organes ayant débuté.
Les travaux
Les chercheurs ont modélisé l'hormone fixée sur son récepteur (une protéine) grâce à un accélérateur de particules. Ils ont ainsi montré que l'insuline et son récepteur se modifient en interagissant.
Ces travaux sont porteurs d'espoir, puisqu'ils pourraient mener à la production d'une insuline plus stable, résistant à des températures élevées sans réfrigération.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.