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Les dérèglements du sommeil poseraient l'un des principaux problèmes des vols vers la planète Mars, montre l'analyse des données recueillies lors de la mission martienne simulée Mars 500 menée en Russie en 2010-2011.
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Six volontaires avaient alors participé à la simulation d'un voyage de 520 jours vers la planète voisine de la Terre, enfermés dans une réplique de vaisseau spatial.
Le but de l'expérience était de fournir des données sur les effets psychologiques et physiques d'un isolement prolongé.
Le voyage fictif se répartissait ainsi :
Des instruments avaient enregistré et mesuré notamment les mouvements des sujets, leurs périodes de sommeil et d'éveil, leur capacité de concentration, leur degré de fatigue et de stress ainsi que les tensions avec les autres membres du groupe.
L'expérience, commencée le 3 juin 2010 depuis l'Institut russe des problèmes médicaux biologiques (IMBP), situé près de Moscou, était la première simulation d'une mission habitée vers Mars.
Le sommeil en question
Le psychiatre David Dinges et ses collègues de l'Université de Pennsylvanie ont tenté de comprendre le rôle clé joué par les cycles du sommeil et d'éveil lors de longues missions spatiales.
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L'analyse des données recueillies révèle que les six membres de l'équipage, composé de trois Russes, d'un Français, d'un Chinois et d'un Italo-Colombien, sont devenus de plus en plus sédentaires pendant la mission, leur temps de sommeil et leurs périodes de repos ayant sans cesse augmenté durant l'expérience.
En fait, la plupart des participants ont subi au moins une perturbation du sommeil et de la capacité de concentration ainsi qu'un dérèglement des périodes de sommeil et d'éveil durant le voyage. Les chercheurs pensent que cela serait attribuable à une mauvaise synchronisation des rythmes circadiens, un cycle naturel de 24 heures.
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En outre, une bonne exposition à la lumière, une nourriture adaptée et de l'exercice physique peuvent maintenir la densité musculaire, qui se réduit en microgravité.
L'ensemble de ces critères permettra de garantir la santé physique et mentale des astronautes tout au long de la mission, estiment les auteurs des travaux publiés dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).
L'exposition aux radiations n'a pu être étudiée lors de ce voyage fictif.