Fin du monde : buzz médiatique et rappel des faits

Le reportage de Michel Rochon
La fin du monde  Photo :  iStockphoto

Le monde entier soupire de soulagement: la fin du monde, tant discutée, ne s'est pas concrétisée. L'Asie et l'Océanie d'abord, puis l'Afrique et l'Europe et finalement l'Amérique ont traversé sans embûches la date fatidique du 21 décembre.

Si les scientifiques étaient formels pour dire que la fin du monde annoncée pour le vendredi 21 décembre n'arriverait pas, la chose apocalyptique a tout de même attiré l'attention aux quatre coins de la planète.

« Aucun scientifique digne de foi dans le monde n'est conscient d'une menace quelconque en décembre 2012. » — NASA

Toute cette attention laisse quand même certains humains inquiets. Un sondage dévoilé mercredi montrait que près d'un Canadien sur 10 était persuadé que l'apocalypse surviendrait vendredi.

Un grand nombre de personnes se préparaient même à la fin du monde à travers la planète. En Chine, par exemple, des groupes ont construit des arches dans lesquelles ils espèrent survivre à la catastrophe.

Selon l'interprétation de certaines prédictions, quelques endroits pourraient aussi être épargnés par l'éventuelle apocalypse.

C'est le cas du pic de Bugarach, surplombant le petit village français du même nom. Le préfet de l'Aude Éric Freysselinard avait d'ailleurs annoncé que l'endroit était interdit d'accès entre le 19 et le 23 décembre afin d'éviter tout débordement.

Rappel des faits

La fin de l'humanité devait arriver lors du solstice d'hiver de 2012, à la suite d'une série de catastrophes naturelles.

Cette date coïnciderait également avec la fin du calendrier maya et un alignement de planètes du système solaire.

Comme si ce n'était pas assez, la fin du monde serait aussi prédite dans une fable, selon laquelle une planète prétendument découverte par les Sumériens et appelée Nibiru heurtera la Terre. Il n'en fallait pas plus pour alimenter la sphère médiatique de fausses vérités et d'anecdotes.

Certains conspirationnistes accusaient même la NASA de dissimuler la vérité sur les faits, ce que niait formellement l'agence américaine, réfutant les arguments les uns après les autres et expliquant que la Terre tourne autour du Soleil depuis 4 milliards d'années et que rien ne perturbera cette orbite en 2012.

L'alignement des planètes

La mécanique astronomique ne prévoyait aucun alignement planétaire avant plusieurs décennies. De plus, même lorsque la Terre se trouve alignée avec d'autres planètes, les effets de ce phénomène sont négligeables, soutient la NASA.

L'agence explique que tous les mois de décembre, la Terre et le Soleil sont approximativement alignés avec le centre de notre galaxie, la Voie lactée, mais cet événement annuel n'a aucune conséquence.

Sur la collision

L'agence spatiale américaine explique que déjà, en 2003, une collision avec notre planète avait déjà été annoncée par des prophètes de malheur. Cette date a ensuite été reportée au 21 décembre 2012, qui correspond à la fin d'un cycle du calendrier maya.

Si la Terre était en danger d'être heurtée par un astéroïde ou par une planète X, les instruments astronomiques actuels auraient déjà repéré un tel objet depuis au moins dix ans. L'agence souligne aussi que des collisions catastrophiques de la Terre avec des corps célestes sont très rares. La dernière en date remonte à 65 millions d'années; elle avait provoqué l'extinction des dinosaures.

Le calendrier maya

Quant au calendrier maya, il ne s'arrête pas le 21 décembre 2012, affirme la NASA. Il s'agit seulement de la fin d'un cycle suivi par un autre comme celui de 12 mois qui se termine en décembre et qui commence en janvier chaque année. D'ailleurs, en mai 2012, des archéologues américains ont mis au jour au Guatemala le plus ancien calendrier astronomique maya à ce jour et il n'y est nullement question de la fin des temps.

L'inversion des pôles

La NASA réfute également la théorie selon laquelle les pôles s'inverseraient après une rotation de la planète.

Les scientifiques de la NASA invitent la population à garder un oeil critique à l'égard des livres, des documentaires et des oeuvres cinématographiques qui circulent sur Internet ou dans les médias.

Ces documents ne sont basés sur aucune preuve scientifique et doivent être considérés comme des oeuvres de fiction.

En complément