Les grands singes vivent aussi une crise à l'âge mûr

Un chimpanzé  Photo :  iStockphoto

La crise de la quarantaine ne frappe pas seulement les humains. Des scientifiques britanniques affirment que les chimpanzés et les orangs-outans vivent également une période de remise en question lorsqu'ils atteignent l'âge mûr.

Selon le Pr Andrew Oswald et ses collègues de l'Université de Warwick, cette découverte étonnante laisse à penser que le modèle de bien-être sur une durée de vie chez l'humain pourrait avoir été hérité des ancêtres communs qu'il possède avec les grands singes.

Ainsi, les chercheurs affirment avoir établi que l'indice du bien-être suit également une courbe en U chez les chimpanzés et les orangs-outans. Cet indice, comme chez les humains, est élevé chez les jeunes, tombe lorsqu'ils atteignent la maturité et remonte lorsqu'ils avancent en âge. Il est toutefois adapté à la longévité des grands singes.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont observé 508 grands singes qui vivent dans des zoos et des sanctuaires aux États-Unis, au Japon, au Canada, en Australie et à Singapour.

Le bien-être des singes a été évalué par des gardiens, des psychologues et des primatologues qui connaissent bien ces animaux. Leur « niveau de bonheur » a été établi à partir d'une série de critères adaptés de ceux qui existent chez l'humain.

Les résultats ne permettent pas d'exclure la possibilité que des facteurs économiques, sociaux et culturels contribuent en partie à expliquer la forme en U de l'évolution du bien-être au courant d'une vie. Cependant, les chercheurs soulignent la nécessité d'envisager des explications évolutives et biologiques de ce phénomène.

Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l'académie américaine des sciences (Proceedings of the National Academy of Sciences).