Représentation d'un neurone. Dans l'alzheimer, les plaques séniles compriment les neurones.
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Les personnes âgées qui présentent une mutation rare d'un gène lié au système immunitaire voient leurs risques de développer la maladie d'Alzheimer augmenter notablement, ont découvert des généticiens islandais.
Le Dr Kari Stefansson et ses collègues de l'entreprise deCode Genetics estiment que la variation du gène TREM2 présente chez environ un Islandais sur 200 âgé de plus de 85 ans multiplie de trois à cinq fois le risque de cette maladie neurodégénérative.
Quand le TREM2 est normal, les cellules immunitaires fonctionnent parfaitement dans le cerveau, si bien qu'elles éliminent les protéines toxiques beta amyloïde qui forment des plaques liées à la maladie d'Alzheimer.
La mutation du gène TREM2 rend les cellules immunitaires nettement moins efficaces pour attaquer ces protéines et les empêcher de former des plaques.
Les mutations du gène TREM2 sont quand même rares, et ne sont observées que dans seulement 2 % des cas d'alzheimer.
Toutefois, les chercheurs croient que le fait que de nombreuses personnes porteuses de ce gène mutant dans l'étude ne développent pas la maladie à un âge très avancé laisse penser que cette mutation n'est ni suffisante ni nécessaire pour déclencher la maladie.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue New England Journal of Medicine.
La semaine dernière, des chercheurs américains annonçaient avoir réussi à détecter certains des premiers signes de la maladie d'Alzheimer plus de deux décennies avant que les symptômes physiques n'apparaissent.