Le rhume des foins touche de 20 à 25 % des Canadiens.
Photo : iStockphoto
Un traitement à base de l'antirides Botox est actuellement testé contre la rhinoconjonctivite allergique, communément appelée rhume des foins.
Le Pr Philip Bardin, de la Monash University de Melbourne en Australie, explique que la molécule du Botox a été reprogrammée pour pouvoir pénétrer l'organisme par la peau et les fosses nasales.
Le rhume des foins est causé par une allergie au pollen de certains arbres et plantes. Il se manifeste habituellement par un écoulement nasal, des éternuements en salves et des yeux larmoyants. Il peut aussi entraîner des troubles du sommeil et une baisse de concentration.
Dans les présents tests, le Botox est appliqué en gel sur le nez afin d'agir sur les nerfs à l'origine de certains symptômes.Le principe actif du Botox (la toxine botulique A) est une neurotoxine dérivée de la bactérie à l'origine du botulisme.
Rendu célèbre pour ses effets jugés esthétiques par certains sur la peau, le Botox est aussi indiqué pour traiter la migraine, les problèmes de transpiration excessive et l'incontinence.
Il avait initialement été approuvé par l'Agence américaine du médicament (FDA) en 1989 pour traiter des spasmes musculaires autour des yeux.