Le mal-être lié au manque de cocaïne mieux compris

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Un visage derrière de la cocaïne  Photo :  iStockphoto

La cocaïne laisse ses adeptes démotivés et déprimés quand les effets de la drogue prennent fin. Des chercheurs américains ont annoncé avoir découvert, au niveau cellulaire, ce qui rend si difficile le sevrage des cocaïnomanes.

Selon le Dr Bradley Winters et ses collègues de l'Université de Washington, cette nouvelle découverte permet de mieux comprendre ce qui génère le sentiment de mal-être lié au manque. Elle pourrait éventuellement permettre d'atténuer les symptômes dus au sevrage et d'empêcher les fréquentes rechutes des consommateurs.

L'équipe de recherche s'est concentrée sur le récepteur cannabinoïde (CB1) de souris conçues génétiquement. Cette molécule favorise la communication entre les cellules nerveuses

Le CB1 est particulièrement actif dans le noyau accumbens, une région du cerveau gérant les émotions et la motivation, très sensible à la cocaïne.

Sous l'effet de la cocaïne, les chercheurs expliquent que le consommateur perçoit que tout est accéléré, et qu'il se trouve dans un état émotif recherchant la satisfaction immédiate.

Ainsi, après une prise de cocaïne, les souris ont produit du CB1 en excès, ce qui a bloqué en quelque sorte les freins de l'hyperactivité du cerveau dans la zone du noyau accumbens.

« C'est comme pour descendre d'une montagne abrupte, on doit freiner très fort. » — Dr Bradley Winters

Toutefois, le problème est que le cerveau ne sait pas comment relâcher les freins après la fin des effets de la cocaïne.

« Le sentiment, c'est qu'on se sent très mal et qu'on ne veut rien faire. [...] C'est ce qui ramène à la drogue, parce qu'on veut se sentir mieux et que la drogue est la seule chose qui peut nous motiver. » — Dr Bradley Winters

Le détail de ces travaux est publié les annales de l'Académie nationale des sciences (PNAS).

Le saviez-vous?En mai, des chercheurs britanniques avaient démontré que la diminution du volume du cerveau induite par l'âge semble s'accélérer chez les usagers chroniques de la cocaïne.

En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.

L'actualité en direct

    Facebook