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Réussir à détecter le plus rapidement possible la présence de cancers ou encore leur rechute est l'un des enjeux les plus importants de la médecine.
Si les oncologues font des progrès importants dans le domaine grâce au développement de l'imagerie, il faut toujours qu'une tumeur atteigne une taille suffisante pour être visible.
À partir d'une simple prise de sang, les médecins pourraient éventuellement détecter de l'ADN tumoral dans la sang.
Les Français Marc-Henri Stern et Olivier Lantz, de l'Institut Curie, affirment être parvenus pour la première fois à détecter de l'ADN tumoral circulant dans le sang de personnes atteintes de mélanome de l'oeil métastatique.
Ces travaux montrent que la présence de l'ADN révèle l'existence d'une tumeur, alors que la quantité d'ADN reflète la taille de la tumeur. Selon le duo de chercheurs, leurs résultats laissent penser que l'ADN tumoral peut servir de biomarqueur capable de repérer très tôt la présence d'une tumeur ou d'une récidive.
Ils pensent que la technique peut être utilisée sur n'importe quel type de tumeur à partir du moment où une modification génétique distincte a été identifiée.
La nouvelle méthode de détection possède trois grands avantages :
D'autres études sont actuellement en préparation afin d'évaluer la valeur pronostique de la technique en fonction du stade d'évolution des mélanomes de l'oeil.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Clinical Cancer Research.
En 2008, la chercheuse Dana Faingold et ses collègues de l'Université McGill avaient montré le rôle important que joue une protéine pour combattre efficacement les tumeurs malignes du réseau vasculaire de l'oeil.