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Deux nouveaux traitements expérimentaux donnent des résultats prometteurs contre le mélanome avancé, l'une des formes les plus agressives du cancer de la peau.
Depuis les trois décennies, la médecine peinait à mettre au point un nouveau traitement contre ce type de cancer. Depuis quelques années toutefois, des laboratoires testent des molécules qui semblent porteuses d'espoir.
C'est précisément le cas du dabrafenib et du trametinib, deux médicaments produits par la pharmaceutique GlaxoSmithKline.
Ces anticancéreux de haute précision ciblent des mécanismes spécifiques de la tumeur :
- Le trametinib neutralise une protéine appelée MEK qui contribue à la croissance du cancer.
- Le dabrafenib empêche quant à lui le gène mutant BRAF de produire une protéine qui dope la progression du mélanome.
Premiers essais cliniques de phase 3
Les personnes traitées avec le trametinib ont connu une période de 4,8 mois (période médiane) durant laquelle leur cancer n'a pas progressé, comparativement à un mois et demi dans le groupe témoin soumis à une chimiothérapie standard, soit une réduction de 55 % du risque de progression de la tumeur.
De plus, ces personnes ont aussi vu leur risque de mourir diminuer de 46 % comparativement à ceux traités avec de la chimiothérapie.
Deuxièmes essais cliniques
Les 250 participants qui ont été traités avec le dabrafenib ont montré une baisse de 70 % du risque de progression du mélanome chez les participants comparativement à ceux traités avec une chimiothérapie classique (5,1 mois contre 2,7 mois).
Les données concernant la survie générale ne sont pas encore suffisamment complètes, explique le Pr Axel Hauschild, de l'hôpital universitaire de Keil.
Le Dr Hauschild a aussi précisé que ces patients avaient eu peu d'effets secondaires graves de la peau.
Un troisième à venir
GlaxoSmithKline a annoncé le 29 mai le début d'un essai clinique de phase 3 combinant le dabrafenib et le trametinib.Le dernier médicament contre le mélanome mis sur le marché a été le Zelboraf (vemurafenib) du laboratoire Roche en 2011.
Le Zelboraf cible le gène mutant BRAF présent dans la moitié des mélanomes métastasés.