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Les personnes qui voyagent en classe économique n'ont pas plus de risques de développer des caillots de sang que celles qui sont assises dans les autres sections de l'avion, montrent les nouveaux conseils aux voyageurs énoncés par des médecins spécialistes.
Fausse appellation
Les spécialistes notent que les passagers assis près d'un hublot seraient moins enclins à quitter leur siège pendant les heures de vol.
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Selon le Dr Gordon Guyatt, président d'un comité du Conseil américain des spécialistes des voies respiratoire, ces caillots n'ont rien à voir avec le fait d'être assis sur un siège plus étroit.
Le véritable risque serait plutôt de demeurer immobile pendant de très longues périodes, qu'on soit assis en classe économique ou en classe affaires.
Un faible risque
Le risque de former de tels caillots demeure toutefois très faible, et ce, même pour les longs vols, soit ceux qui durent au moins quatre heures.
Le conseil des médecins américains représente plus de 18 000 médecins qui se spécialisent dans les maladies du poumon et les soins intensifs. Pour en arriver à cette conclusion, les médecins ont analysé les recherches récentes et d'autres preuves médicales sur les thromboses de veine profonde, les caillots sanguins qui se forment dans les veines de la jambe.
La plupart des gens qui développent ce genre de caillots présentent souvent l'un ou l'autre de certains risques, comme l'obésité, un âge avancé, une récente opération, une génétique défavorable ou encore la prise de pilule anticonceptionnelle.
Le risque moyen de développer un caillot dans une veine profonde, pour l'ensemble de la population, est de 1 pour 1000.
Le transport par autocar, train et voiture peut aussi augmenter ces probabilités.
Pour réduire les risques, les voyageurs peuvent se lever de temps à autre pour parcourir l'allée dans l'avion et faire de petits exercices.
Le document énumère des précautions à prendre et recommande l'utilisation de chaussettes de compression uniquement pour les personnes présentant un risque de développer des caillots. Les médecins ne conseillent toutefois pas aux voyageurs se déplaçant sur de longues distances de consommer de l'aspirine pour en prévenir la formation.
Le détail de leurs analyses est publié dans la revue Chest.