La plateforme Deepwater Horizon a explosé le 20 avril 2010.
Photo : AFP/Getty Images/U.S. Coast Guard
À la suite du déversement de pétrole survenu lors de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010, des analyses ont montré que la majeure partie du méthane déversé avait disparu, en grande partie dévorée par des bactéries.
Plusieurs scientifiques s'étaient alors montrés sceptiques au sujet de ces études. Comment une telle quantité de gaz peut-elle disparaître si rapidement, s'interrogeaient-ils.
Le Pr Igor Mezic, spécialiste d'ingénierie mécanique, et son collègue géochimiste David Valentine, tous deux à l'Université de la Californie à Santa Barbara, pensent en avoir trouvé la raison.
D'après eux, l'explication réside dans la géographie particulière du golfe du Mexique. En l'absence de courant dominant à l'extrémité nord du golfe, les allers et retours de l'eau polluée par les hydrocarbures sur les mêmes colonies de bactéries ont accéléré leur dégradation.
D'autres groupes de recherche ont noté que d'autres espèces de bactéries avaient aussi rapidement consommé l'éthane et le propane qui se trouvaient dans le panache d'hydrocarbures.