Le deuil est difficile pour le coeur

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Un homme en deuil   © iStockphoto

Le risque de subir un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC) augmente fortement avec la disparition d'un proche, ont montré des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université Harvard.

Le cardiologue Dr Murray Mittleman explique que ce risque diminue ensuite graduellement durant les quatre semaines après le décès de la personne aimée.

Le Dr Mittleman et ses collègues ont étudié les dossiers de 1985 adultes ayant survécu à une attaque cardiaque. Les résultats de l'analyse montrent qu'après le décès d'un proche, le risque d'accident cardiovasculaire est 21 fois plus élevé que la normale le premier jour suivant l'événement. Il reste près de six fois plus grand tout au long de la première semaine.

Puis, le risque diminue graduellement au cours du mois.Les veuves ont un plus grand risque à la suite de la mort de leur mari.

Selon les chercheurs, les personnes affectées par le décès d'un proche connaissent un stress physiologique qui provoque souvent une accélération du rythme cardiaque, fait monter la tension artérielle et augmente le risque de caillots sanguins.

De plus, au début de la période de deuil, les personnes dorment moins et l'appétit est pratiquement inexistant.

« Le personnel soignant et les médecins ainsi que les personnes en deuil elles-mêmes doivent savoir que ces dernières courent un plus grand danger de crise cardiaque dans les premiers jours et semaines suivant l'annonce du décès d'un être cher. » — Dr Murray Mittleman

Ces travaux sont les premiers à se concentrer sur les dangers cardiaques durant les quelques premiers jours consécutifs au décès d'un proche.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Circulation de l'American Heart Association.

Le syndrome du coeur briséEn 2005, des chercheurs de l'Université Johns Hopkins affirmaient qu'un choc émotif soudain, comme la mort imprévue d'un proche ou une violente dispute, peut parfois causer une grave dysfonction du ventricule gauche du coeur appelée cardiomyopathie de stress, ou « syndrome du coeur brisé ». Les personnes affectées par de telles situations peuvent subir des hausses d'adrénaline et d'hormones qui frappent le coeur de plein fouet.

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