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Un groupe de virus présents chez les chimpanzés peut servir à produire un vaccin contre l'hépatite C chez l'humain, affirment des chercheurs européens. À l'heure actuelle, il n'existe aucun vaccin contre cette maladie, due à un virus qui infecte plus de 170 millions de personnes dans le monde.
Les travaux réalisés par deux équipes distinctes laissent penser que des vaccins développés à partir d'adénovirus provenant du chimpanzé peuvent induire une protection immunitaire contre l'hépatite C.
Chez les humains, les adénovirus sont déjà utilisés comme vecteurs pour transférer des gènes dans les cellules humaines dans le but de fabriquer des vaccins.
Dans les vaccins, les gènes qui codent pour des antigènes spécifiques d'un agent pathogène sont introduits dans le virus.
Lorsqu'ils sont produits par les cellules infectées, les antigènes provoquent alors une réponse immunitaire contre eux.
Toutefois, des études récentes montrent que les adénovirus humains ne seraient pas les meilleurs vecteurs vaccinaux puisque de nombreux humains ont déjà été exposés à ce type de virus. Ainsi, l'immunité préexistante qui en résulte fait que le vecteur viral est éliminé avant d'avoir pu stimuler une réponse immunitaire nouvelle.
Or, la probabilité d'avoir été exposé à des virus de chimpanzé étant très faible, les chercheurs ont envisagé d'y avoir recours comme vecteurs vaccinaux.
Ces travaux montrent d'ailleurs que les adénovirus du chimpanzé sont plus efficaces que la plupart de ceux présents chez l'homme.
Dans un essai clinique de phase I, ils se sont servis de l'un des vecteurs de chimpanzé pour administrer un vaccin potentiel contre l'hépatite C à de petits groupes de volontaires et les résultats ont été concluants.