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C'est connu : les personnes âgées dorment généralement moins bien la nuit parce que la phase la plus réparatrice, le sommeil profond lent, voit sa durée baisser en vieillissant.
Les travaux du doctorant en gérontologie Michel Mélançon et de ses collègues de l'Université de Sherbrooke montrent aujourd'hui qu'il est possible de freiner cette dégradation par l'activité physique.
Selon eux, cette nouvelle connaissance offre une option aux médicaments prescrits pour améliorer le sommeil.
Des cycles et des hommes
Une nuit de sommeil est constituée de quatre ou cinq cycles de 90 minutes pendant lesquels se répète une série de phases. On retrouve, entre autres, celle du sommeil paradoxal. C'est au cours de cette phase qu'ont lieu la plupart des rêves. Il y aussi celle du sommeil lent profond, propice à refaire ses forces physiques.
Cette phase constitue environ 20 % de la nuit chez les enfants. Toutefois, elle ne représente plus que 5 % de la nuit d'une personne âgée.
Les travaux
Durant l'étude, M. Mélançon a soumis une vingtaine de participants, des hommes de 55 à 70 ans, à un programme d'entraînement de quatre mois. Ces participants devaient réaliser trois séances de 45 minutes de marche rapide sur un tapis roulant incliné. Les chercheurs supervisaient leurs activités pour s'assurer que les participants produisent un réel effort.
De plus, avant et après leur programme, ces hommes ont aussi passé quelques nuits dans un laboratoire pour analyser leurs cycles de sommeil après une journée au repos, ainsi qu'après une journée d'exercices physiques intenses de 60 minutes.
Par exemple, les temps de réveil nocturne ont baissé de 25 %. Mais surtout, la durée du sommeil lent profond a augmenté de façon appréciable dans la nuit après un exercice intense au terme des quatre mois d'entraînement.
Ces données laissent penser, selon les chercheurs, que chez les hommes âgés entraînés, le sommeil est plus récupérateur dans la nuit qui suit la pratique d'efforts intenses.