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La situation en Montérégie rappelle l'importance de pouvoir prévoir avec précision les précipitations.
Le professeur Peter Yau et son équipe du Département des sciences atmosphériques et océaniques de l'Université McGill développent actuellement des techniques améliorées pour accroître la précision de ces prévisions à court terme.
Les techniques en cours de développement reposent sur l'établissement de nouvelles représentations des processus associés aux nuages. Celles-ci intègrent des observations radars de haute résolution des conditions météorologiques aux conditions initiales des prévisions modélisées.
Ces travaux permettent d'établir un système de prévision à l'échelle régionale et d'étudier la formation ainsi que la distribution des précipitations.
En d'autres mots, les chercheurs sont maintenant plus en mesure d'expliquer pourquoi, dans un même système, il pleut beaucoup plus à un endroit qu'à un autre.
Selon le physicien de l'atmosphère Frédéric Chausson, les calculs étaient jusqu'à ce jour faits aux quinze kilomètres, ce qui donnait lieu à certaines erreurs. Les nouvelles méthodes rendent possibles les microprévisions très localisées, explique-t-il.
Seules les prévisions de 24 à 48 heures pourront être améliorées. Le long terme reste toujours le talon d'Achille de la météorologie.