Les premiers hommes en Amérique pourraient être arrivés plus tôt

Radio-Canada avec Associated Press
Des débris retrouvés au Texas appartenant possiblement à une société pré-Clovis. Des débris retrouvés au Texas appartenant possiblement à une société pré-Clovis.  Photo :  PC/Michael R. Waters

La découverte d'outils de pierres anciens sur un site de fouilles archéologiques au Texas pourrait faire avancer de 2500 ans la date officielle de l'arrivée des premiers hommes en Amérique du Nord.

Les milliers d'artefacts retrouvés datent d'entre 13 200 et 15 500 ans. Ils ont été découverts dans le sol, cinq pieds sous l'endroit où des archéologues avaient déjà retrouvé des outils de la culture Clovis, considérée jusqu'à maintenant comme étant la première population en Amérique, établie il y a 13 000 ans.

Selon la thèse acceptée jusqu'ici, les Clovis auraient voyagé de l'Asie à l'Amérique en empruntant le détroit de Béring. À l'époque de leur voyage, le niveau d'eau des océans était plus bas, à cause des glaciers plus nombreux qui retenaient l'eau.

Un couloir de terre aurait alors été dégagé, et aurait permis aux Clovis d'atteindre le Nouveau Monde à pied. Or, l'hypothèse de plus en plus reconnue voulant que des hommes soient arrivés sur le continent américain avant l'avènement de la culture Clovis vient bouleverser cette théorie. Les archéologues croient maintenant que les premiers hommes arrivés en Amérique - à une période où les glaciers bloquaient l'accès au continent - auraient en fait longé les terres le long du littoral dans de petites embarcations.

Jusqu'ici, 15 528 artefacts ont été découverts par l'équipe du chercheur Michael R. Waters de l'Université A&M, au Texas. Il s'agit, par exemple, de débris de lames, de grattoirs et de hachoirs. Le style de fabrication de ces outils laisse croire qu'ils pourraient en fait avoir mené au développement des outils à la signature cannelé de la culture Clovis.

D'autres sites archéologiques en Amérique recèlent possiblement eux aussi des artefacts d'une ère « pré-Clovis ». Selon M. Waters, toutefois, aucun n'en contiendrait autant, ni ne serait aussi crédible.