Une dinde domestique
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Le séquençage presque complet du génome de la dinde domestique (Meleagris gallo) a été annoncé par un consortium international de chercheurs.
Un consortium international de chercheurs annonce le séquençage presque complet du génome de la dinde domestique. Une percée qui permettra d'améliorer la production et la qualité de la viande, mais également l'avancement de la recherche médicale.
Cette percée permettra éventuellement de produire une volaille de meilleure qualité et de mieux comprendre la résistance aux maladies, la fertilité et la reproduction de l'oiseau.
Le Dr Rami Dalloul, de l'Université de Virginia Tech aux États-Unis, explique que la majorité des données recueillies sont dérivées des dix plus grands chromosomes de la dinde. Son équipe, qui a commencé ce projet en 2008, travaille toujours à décrypter les microchromosomes qui restent.
Le séquençage des chromosomes du sexe Z et W peu explorés jusqu'à maintenant, équivalents des X et Y de l'homme, revêt également un grand intérêt scientifique.
Selon les auteurs, ces nouvelles connaissances permettront non seulement de produire des volailles dont la viande aura une texture supérieure, un meilleur goût et un faible taux de gras, mais aussi de servir à la recherche biomédicale.
Par exemple, le Dr Ed Smith de Virginia Tech effectue des recherches sur une maladie cardiaque de la dinde similaire à la cardiomyopathie chez les humains.
Pour sa part, le Dr Roger Coulombe de l'Université d'État de l'Utah étudie les effets des aflatoxines sur les dindes. Il s'agit d'une toxine cancérigène produite par des champignons qui prolifèrent sur des graines conservées en atmosphère chaude et humide et qui neutralise le système immunitaire.
La dinde est l'espèce connue qui y est le plus sensible, même si ces toxines sont aussi nuisibles pour l'homme.
Des technologies de séquençage plus efficaces ont permis de séquencer le génome de la dinde pour une fraction du coût du séquençage de celui du premier oiseau, le poulet, en 2004.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Internet PLoS Biology.