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Photo: iStockphoto |
De Roxy Music à Kesha, bien des chansons et des poèmes décrivent l'amour comme étant une drogue. Des chercheurs américains viennent de montrer que l'image rejoint la réalité.
Une équipe de l'Université de Stony Brook affirme qu'une rupture amoureuse peut être aussi difficile à surmonter qu'un sevrage de la cocaïne.
Le Pr Arthur Aron et ses étudiants arrivent à cette conclusion après avoir étudié les réactions du cerveau de personnes en peine d'amour auxquelles une photo du partenaire perdu était présentée.
Les chercheurs ont constaté que la zone cérébrale sollicitée était la même que celle associée à une très forte dépendance à la drogue.
Cette région est aussi impliquée dans la motivation, la récompense et d'autres dépendances.
Ces résultats appuient la thèse selon laquelle l'amour romantique est une forme spécifique de dépendance.
— Arthur Aron
Ces données aident aussi à expliquer pourquoi les émotions et les comportements liés aux rejets amoureux, comme le harcèlement, le meurtre, le suicide et la dépression, sont les mêmes dans les différentes cultures.
Signe encourageant, notent les auteurs : plus le temps passe, moins la zone du cerveau liée au sentiment d'attachement est stimulée en regardant la photographie.
Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Neurophysiology.
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