Mercure la volcanique

La surface de Mercure   © NASA/Messenger

Les données recueillies lors du troisième survol de Mercure par la sonde Messenger de la NASA, réalisé en septembre 2009, ont permis de détecter les traces les plus récentes à ce jour d'activités volcaniques sur la planète.

Les images renvoyées par la sonde Messenger de la NASA lors du dernier survol de la planète en 2009 permettent de déceler des traces relativement récentes d'activités volcaniques sur Mercure.

Les données recueillies laissent penser que, loin d'être une petite planète morte depuis longtemps comme l'estimaient plusieurs astronomes, Mercure aurait connu de l'activité volcanique pendant une grande partie de son évolution.

Mercure-survol   © NASA/Messenger

Selon la Dre Louise Prockter, du laboratoire Johns Hopkins de physique appliquée, ces nouvelles connaissances pourraient également aider à mieux comprendre l'évolution d'autres planètes de notre système solaire et aider à prédire l'évolution d'exoplanètes.

Un bassin, un volcan

Ce survol de la plus proche planète du Soleil avait d'abord permis de révéler la présence d'un bassin qui s'est formé lors d'un impact relativement récent.

Alors qu'ils tentaient de dater le moment de la formation de ce bassin d'impact, considéré comme l'un des plus récents de la planète, les chercheurs ont remarqué à l'intérieur des signes d'activités volcaniques, qui seraient évidemment apparus après la formation du bassin.

La datation de cette activité volcanique reste pour le moment très approximative. Les scientifiques savent toutefois que plus les cratères d'impact sont cachés, plus les structures de surface sont vieilles.

Ce volcan serait donc plus jeune de 2 milliards d'années que ce qu'auraient estimé les chercheurs. L'entrée en orbite prochaine de la sonde pourrait permettre de découvrir des activités volcaniques encore plus récentes.

En septembre 2009, Messenger était passée à seulement 228 kilomètres de la surface de Mercure et avait profité de son champ gravitationnel pour freiner sa course, ce qui lui permettra d'entrer dans son orbite en mars 2011.

Les trois survols de la sonde ont permis de cartographier 95 % de sa surface. Quelques régions polaires restent encore inconnues à ce jour.

Une fois placé en orbite, l'engin continuera de recueillir des données sur la composition minérale et chimique du sol, ainsi que sur son atmosphère.

Les résultats sont décrits dans la revue Science.

En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.