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Le resvératrol, un antioxydant présent dans la peau des raisins et des cacahuètes, diminue la prise de poids chez des lémuriens, montrent des biologistes français.
Un antioxydant présent dans la peau des raisins et des cacahuètes, et reconnu pour ses propriétés contre le vieillissement, diminue aussi la prise de poids chez des singes, affirment des chercheurs français.
Cette molécule était déjà très étudiée, entre autres, pour ses propriétés contre le vieillissement.
En 2006, des chercheurs américains avaient démontré que l'administration massive de resvératrol permet à des souris nourries avec un régime très gras de vivre plus longtemps que prévu et, de surcroît, en bonne santé.
Les plus récents résultats permettent maintenant de bien cerner les effets de cette molécule sur le métabolisme énergétique des singes lémuriens.
Les auteurs de ces travaux estiment qu'ils permettront certainement une meilleure compréhension des facteurs qui régissent l'obésité chez les humains.
En outre, d'autres travaux ont déjà montré qu'il augmentait la longévité de nombreux animaux. Depuis quelques années, le resvératrol suscite beaucoup d'intérêt pour la prévention et le traitement des cancers, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives.
Chez le singe
Le microcèbe (Microcebus murinus) vit habituellement de 8 à 10 ans. Les chercheurs ont ajouté du resvératrol à la nourriture du petit primate en mesurant régulièrement la température corporelle, la prise de poids et le métabolisme de repos des animaux.
Ainsi, après 4 semaines de ce traitement, ils ont constaté que :
Les auteurs des travaux affirment que l'ingestion de cette molécule a permis aux animaux de ralentir considérablement leur prise de poids à une période de l'année où ils présentent habituellement une tendance à engraisser pour entreposer un maximum d'énergie avant leur saison de reproduction.
En outre, le changement de la température n'avait pas été observé chez les rongeurs, et serait spécifique des primates.
La balance énergétique
Ces travaux permettent une meilleure compréhension des facteurs qui contrôlent la balance entre les apports et les dépenses énergétiques. Ils constituent, selon les auteurs, une étape importante vers le développement de traitements contre l'obésité chez les humains, qui résulte d'un déséquilibre prolongé des ressources énergétiques.