Le génome transplanté apparaît en bleu.
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Institut Craig Venter
Une cellule vivante dotée d'un génome synthétique et capable de se répliquer a été conçue par une équipe scientifique dirigée par le Dr Craig Venter, coauteur de l'un des premiers séquençages du génome humain dévoilé en 2001.
Une première cellule vivante dotée d'un génome synthétique est créée par des généticiens américains. Cette percée représente un pas de plus vers la création d'organismes pouvant produire du carburant propre ou vers la fabrication accélérée de vaccins.
Le Dr Daniel Gibson, de l'Institut Craig Venter, est l'auteur principal des travaux.
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Institut Venter
Cette percée montre, selon le Dr Venter, qu'un génome peut être conçu par ordinateur, créé chimiquement dans un laboratoire, puis transplanté dans une cellule pour produire une nouvelle cellule complètement contrôlée par le génome artificiel.
Le Dr Venter estime que cette création est un pas important dans la compréhension des mécanismes de la vie et pense qu'elle ouvre la voie à la fabrication d'organismes pouvant produire du biocarburant ou à la production accélérée de vaccins, par exemple.
Le Dr Venter avait annoncé en 2008 être parvenu avec son équipe à fabriquer un premier génome synthétique d'une bactérie, qui était en quelque sorte l'avant-dernière étape nécessaire à la création d'un organisme vivant artificiel.
À cette époque, le génome avait été transplanté dans une autre bactérie, mais sans que celle-ci ne puisse fonctionner.
En détail
Deux techniques développées en 2008 ont été utilisées pour créer cette cellule contrôlée par un génome synthétique.
Par ailleurs, le génome qu'ils ont fabriqué est la copie d'un génome existant, celui de la bactérie mycoplasme mycoïde, mais avec des séquences d'ADN supplémentaires pour les distinguer.
Les chercheurs ont ensuite transplanté ce génome synthétique dans une autre bactérie, appelée microplasme capricolum, et ont réussi à activer les cellules de cette dernière.
Craig Venter
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La prochaine étape est, selon Craig Venter, la création de cellules synthétiques conçues pour réaliser des tâches particulières, par exemple la création d'algues capables de capturer le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre et de produire de nouveaux carburants propres.
D'autres travaux pourraient notamment permettre d'accélérer la production de vaccins, de fabriquer de nouvelles substances chimiques, des ingrédients alimentaires et des bactéries capables de purifier l'eau.
Cette recherche a été financée par Synthetic Genomics, une firme cofondée par Craig Venter.
Le Craig Venter Institute a déposé des brevets recouvrant plusieurs des techniques décrites dans les travaux publiés dans le magazine Science.