![]() Pergélisol Recul de 130 km depuis 50 ansMise à jour le mercredi 17 février 2010 à 16 h 20
Le pergélisol recule dans la région de la baie James, montre une étude menée par une équipe du Département de biologie de l'Université Laval. Les chercheurs Serge Payette et Simon Thibault ont constaté que la frontière du sol gelé en permanence se trouve 130 km plus au nord qu'il y a 50 ans dans cette zone. Le déplacement de la limite du pergélisol a été mesuré en observant les palses, ces monticules qui se forment naturellement sous l'action de la glace présente dans le sol des tourbières. La présence de végétation (lichens, arbustes, épinettes noires) rend les palses faciles à repérer dans le paysage nordique. Une première expédition, menée en 2004, avait permis de sonder 7 tourbières situées entre les 51e et 53e parallèles. Deux d'entre elles abritaient des palses. Des images aériennes recueillies en 1957 montraient qu'elles en contenaient toutes. En 2005, une seconde excursion a révélé que le nombre de monticules dans les deux tourbières avait diminué de 86 % et 90 % en l'espace d'une année. Les chercheurs ont également survolé de nombreuses palses en hélicoptère pour constater qu'elles sont toutes dans un état de détérioration avancé le territoire de la baie de James. La cause Les chercheurs ne peuvent établir la cause de cette détérioration en raison de l'absence de données météorologiques à long terme pour la région. Le réchauffement du climat demeure toutefois la plus probable des explications à ce phénomène. Si cette tendance se maintient, ce qui reste de palses dans les tourbières de la baie de James va disparaître sous peu et on peut penser que le pergélisol va connaître le même sort. — Pr Serge Payette Le Pr Payette affirme que la température annuelle moyenne de sites nordiques qu'il étudie depuis plus de 20 ans a augmenté de 2 degrés Celsius au cours de cette période. Le détail de ces travaux est publié dans la revue Permafrost and Periglacial Processes.
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Recent permafrost degradation in bogs of the James Bay area, northern Quebec, Canada (en anglais)
Résumé de l'article publié dans la revue Permafrost and Periglacial Processes Chroniques
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