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Fluorescent comme un singe

Mise à jour le mercredi 27 mai 2009 à 15 h 21

singes-transgeniques

Photo: AFP

Il y avait des cochons, des rongeurs et des plantes génétiquement modifiés pour devenir fluorescents sous l'effet d'ultra-violets.

Le singe s'ajoute à cette liste des êtres vivants auxquels on a introduit la protéine fluorescente verte observée pour la première fois en 1962 chez la méduse.

La chercheuse japonaise Erika Sasaki et ses collègues de l'Institut central d'expérimentation animale de l'Université Keio ont introduit la protéine dans des embryons de ouistitis à pinceaux blancs (Callithrix jacchus) à l'aide d'un virus inoffensif.

Les embryons ont ensuite été implantés chez sept mères porteuses, dont trois ont fait des fausses couches; les quatre autres ont donné naissance à cinq petits.

Après deux générations, la protéine était présente dans l'organisme de deux de ces cinq singes. L'un des deux l'a ensuite transmis à la génération suivante.

L'identification de cette protéine a valu le prix Nobel de chimie en 2008 à trois scientifiques américains.

Cette macromolécule, qui a la faculté de s'illuminer littéralement dans le noir, est communément utilisée comme marqueur dans la recherche génétique ou encore dans l'étude de la propagation d'un cancer.

Plus près des humains

Si de nombreux animaux brillent déjà dans la nuit, la réussite d'une telle expérience chez le singe suscite la controverse.

Dans le meilleur des cas, elle aidera à mieux comprendre certaines pathologies humaines, mais elle pourrait aussi mener à des manipulations sur le génome humain.

Passer au suivant

L'une des réussites les plus importantes de ces travaux réside dans le fait que l'information génétique a été transmise aux générations suivantes.

Les chercheurs veulent maintenant implanter à ces ouistitis transgéniques des maladies comme celle de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique.

Un bémol

Dans un commentaire qui accompagne l'article publié dans le magazine Nature, des spécialistes américains soutiennent que cette espèce de singe ne se prête pas aussi bien que les babouins ou les singes rhésus à la réplication de maladies humaines.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

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