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Geoff Howe
Plusieurs régions du Canada affrontent actuellement une période de grand froid avec des températures qui avoisinent les 30 degrés sous zéro.
À l'heure où le Québec traverse une période de grands froids, nombre de personnes confondent le refroidissement éolien, qui n'est qu'un indice statistique, et la température réelle. Explications.
Pour les météorologues, les mois hivernaux sont l'occasion d'entendre dans les médias une erreur récurrente concernant le refroidissement éolien, autrefois appelé facteur vent.
Le météorologue Pascal Yiacouvakis
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Luc Lavigne
Il est important de ne pas confondre cet indice et la température extérieure réelle.
Le refroidissement éolien est une équation statistique qui a été créée par des chercheurs d'Environnement Canada et de son pendant américain (le National Weather Service) afin de quantifier la température perçue par le corps humain.
Cet indice, créé en laboratoire à l'aide de capteurs et d'une soufflerie, combine la vitesse du vent et la température extérieure.
Plus la température est basse, plus l'impact du vent sur la température perçue par le corps humain sera grand.
L'exemple du seau
Si vous laissez un seau d'eau dehors par une température de moins 20 degrés celsius, l'eau gèlera plus vite s'il vente, mais la glace ne sera pas plus froide (par contre, elle deviendra aussi froide que l'air extérieur plus vite).
C'est-à-dire que l'énergie contenue dans l'eau chaude se dissipera plus rapidement avec le refroidissement éolien.
Pour sa part, le corps humain peut accélérer la dépense d'énergie afin de maintenir sa température corporelle stable, d'où la sensation de plus grand froid.