Les lacs de Titan

Les Grands Lacs de Titan? Les Grands Lacs de Titan? Image provenant de Cassini   © NASA, mission Cassini

Il y a bien des lacs d'hydrocarbures à l'état liquide à la surface de Titan, la plus grosse des lunes de Saturne, selon l'équipe dirigée par la professeure Ellen Stofan, du Proxemy Research de Rectortown, aux États-Unis.

De nouvelles images prises par la sonde Cassini constituent la preuve que la plus grosse des lunes de Saturne abrite bien des lacs de méthane, affirment des chercheurs dans la dernière édition de Nature.

Ces conclusions apparaissent dans le dernier numéro de la revue britannique Nature.

Ce sont de nouvelles images radar envoyées par la sonde Cassini qui ont permis aux chercheurs d'identifier quelque 75 lacs circulaires de 3 à 70 km de diamètre, dans l'hémisphère nord de Titan. Il s'agit selon eux de lacs de méthane et peut-être d'éthane.

Soupçons confirmés

La carte de Titan La carte de Titan, selon l'information envoyée par Cassini (décembre 2006)   © NASA, mission Cassini

Les astronomes soupçonnent depuis longtemps que Titan, seule lune du système solaire à avoir une atmosphère dense comme celle de la Terre, abrite des lacs. Cela, toutefois, n'avait encore jamais été prouvé.

Des taches qu'on avait d'abord prises pour des lacs, près de l'équateur de Titan, s'étaient avérées n'être que des étendues de sable, le printemps dernier, selon un article publié dans la revue Science.

Cette fois, les nouvelles taches sont bien des lacs pour l'équipe de la professeure Stofan, qui appuie sa conclusion sur les propriétés morphologiques révélées par les données de Cassini.

Images envoyées par Cassini La faible réflexivité radar des taches, notamment, laisse croire qu'il pourrait s'agir d'étendues de liquide.   © NASA, Mission Cassini

La faible réflexivité radar des taches, d'abord, indique qu'il s'agit de surfaces plates. Le terrain environnant étant accidenté, on peut déduire qu'on est en présence de liquide, de roches ou de glace, selon les chercheurs.

Des traits sombres et sinueux, comparables à ceux que présentent les cours d'eau terrestres, sont aussi perceptibles.

« Ces lacs de l'hémisphère nord constituent la preuve la plus évidente jusqu'à présent de la présence à la surface de Titan et dans son atmosphère d'un cycle hydrologique actif de liquide pouvant se condenser », soulignent les scientifiques, précisant que certains lacs ne remplissent pas les dépressions du terrain qu'elles occupent.

Ainsi, expliquent-ils, les lacs évolueraient au gré des saisons, s'emplissant en hiver grâce aux précipitations de méthane et s'asséchant en été.

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