Le traitement contre la gonorrhée est inefficace

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
La bactérie Neisseria gonorrhoeae

Une nouvelle étude canadienne montre que les traitements standards contre la gonorrhée ont été inefficaces dans environ 7 % des cas testés à Toronto, un pourcentage qualifié de relativement élevé.

Il existe très peu d'antibiotiques destinés à traiter cette maladie transmissible sexuellement.

Et si le médicament utilisé présentement est inefficace, la seule option restante sera le recours à des antibiotiques plus puissants, que les médecins préfèrent réserver aux cas sérieux d'infection dans les hôpitaux.

On croit que l'étude, publiée dans le Journal of the American Medical Association, serait la première en Amérique du Nord à mentionner l'inefficacité de la céphalosporine.

Selon l'auteure principale, la Dre Vanessa Allen, l'Ontario évalue la possibilité de suivre la démarche entamée par les États-Unis et l'Europe, où les médecins utilisent des antibiotiques injectables plutôt que les pilules prescrites actuellement pour traiter la gonorrhée.

Elle ajoute que certains membres du milieu de la santé sont contre cette idée, craignant que moins de malades suivront le traitement si celui-ci est moins pratique.

Mme Allen, qui est médecin microbiologiste pour Santé publique Ontario, croit que les patients devront choisir entre un traitement plus pratique et un traitement plus efficace.

En juin 2012, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait lancé une mise en garde concernant la résistance de plus en plus grande de la bactérie aux traitements antibiotiques. 

Les scientifiques pensent que c'est l'abus d'antibiotiques, ainsi que l'étonnante capacité de cette bactérie à s'adapter, qui lui ont permis de devenir résistante.

Le saviez-vous? L'OMS estime qu'il y a chaque année environ 106 millions de cas d'infections à la gonorrhée dans le monde.

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