Recycler des stimulateurs cardiaques pour sauver la vie des plus démunis

Raphael Castan et Marie-Andrée Lupien Le Dr Raphael Castan et Marie-Andrée Lupien

Un cardiologue de Montréal recycle, depuis près de 30 ans, de vieux stimulateurs cardiaques pour les offrir à des patients de pays en développement. L'initiative du Dr Raphael Castan a permis de sauver la vie à plus de 1400 personnes au fil des décennies.

Le cardiologue de 77 ans, qui pratique à l'Hôpital Jean-Talon, a envoyé gratuitement des stimulateurs cardiaques en Amérique centrale, dans les Antilles et en Asie.

« Ça fait partie de mon métier. Je suis un médecin, et mon action ne se limite pas à l'espace géographique où je pratique. » — Raphael Castan

Les stimulateurs usagés, qui proviennent surtout de cadavres, sont d'abord nettoyés et désinfectés un à un. « Je vais m'assurer que tout est à off et que les thérapies pour les chocs sont à off. On ne veut surtout pas que l'appareil donne des chocs », explique Marie-Andrée Lupien, technicienne en électrophysiologie à l'Institut de cardiologie de Montréal.

Mme Lupien, qui travaille bénévolement auprès du cardiologue, déprogramme les stimulateurs et vérifie la batterie, qui doit être bonne pour un minimum de 5 ans.

« Pour moi, c'est la moindre des choses que je puisse faire pour des gens qui n'ont pas eu ma chance de naître dans un pays riche. » — Marie-Andrée Lupien

L'Institut de cardiologie de Montréal participe au projet du Dr Castan et assure que les stimulateurs recyclés sont sécuritaires. « On a l'expertise ici pour vérifier le fonctionnement et s'assurer qu'on envoie des stimulateurs qui fonctionnent bien », précise le Dr Peter Guerra, chef de l'électrophysiologie à l'Institut de cardiologie de Montréal.

D'après un reportage de Michel Rochon

En complément